On l’envisage toujours, même si on n’y croit pas…
On se dit toujours qu’on est plus forts que ça…
Plus forts que tout, invincibles devant l’univers
Cerveau en ébullition, dans un corps plein d’émotions,
On ne peut avoir peur d’aucun automate à faire la guerre,
Parce que l’amour, grandit tout, dans ses illusions…
On se prend pour des héros, qui tourneraient le film à jamais,
On sent ses ailes pousser, pour s’envoler au ciel, pour de vrai…


C’est con ces accès de réel, qui fracassent nos petits bonheurs,
C’est quoi ces déconnexions, qui mettent en panne nos cœurs ?
Pourquoi on se réveille un jour, mal à l’aise dans nos couleurs ?
Qui crient flash back sur des nouvelles rancœurs….
Qui disent adieu, avec des yeux, plein de douleur…
Qui crient pourquoi, et accusent le narrateur….

Mais pourtant le vaste monde, ressemble à une immense cour de récré,
Projetés vers l’infini, on se prend à y jouer et à s’y rêver,
Personne ne peut rien y faire, quand tout, nous rend inatteignables,
Quand d’un sourire, on raye tous les tracas négligeables,
Pour s’immerger total, dans une plongée à souffle coupé,
En apnée de réel, dans un océan plein de bons sentiments,
Où même les requins ont l’air de pas grand chose, face à nos aimants,
Ancre jeté si fort à l’amarrage qu’il faudrait tout dynamiter,
Pour espérer faire bouger, à nouveau, le paquebot d’amour arrêté…


C’est con que le sable se fasse parfois mouvant,
C’est quoi ces algues qui rongent et entravent les courants ?
Pourquoi y a rien à faire contre les éléments ?
Qui soufflent tempête et arrachent nos déguisements,
Qui inondent tout, des larmes du temps…
Qui détruisent tout en passant… ou en lassant…


Le ciel n’a qu’à bien se tenir, à ses étoiles, qui scintillent,
Quand à l’intérieur, nos lumières sont plus vives que ces perles qui brillent,
Pas besoin de milliers d’étoiles, pour se raccrocher à la vie,
Une seule suffit, pour se croire, indispensable, à la féerie…
Mais… même les étoiles… parfois défaillent et meurent,
Dans l’indifférence complète, elles s’éclatent dans une bouffée de vapeur,
Qui va se perdre dans un cosmos rempli de trous noirs…
Nos trous noirs, à nous aussi, sont la dernière geôle de nos folles passions….

 ... LW...