01 juin 2009

Le train train de la vie...

" N'oubliez pas de vivre pendant votre voyage vers la tombe..."
David Baird



Vous avez pris place à bord du train train de vie à direction unique...
Les itinéraires sont changeants et pas toujours très bien définis au départ...
Nous n'avons pas d'informations précises sur la durée du voyage...
Tout dépendra de vos capacités, de vos envies et de votre volonté à le poursuivre...

Vous avez composté votre billet en prenant votre première respiration...
Nous espérons toutefois, que vous continuerez à être attentif à ne pas manquer d'air...
Le système de ventilation et d'air conditionné n'étant jamais que des machines...
Il vous incombe de surveiller vos besoins en oxygène par vous-mêmes...

Le voyage sera ponctué de différentes étapes et différents aiguillages possibles...
Nous comptons sur vous pour apprécier ceux qui correspondent le mieux à vos attentes...
Dans le cas où vous seriez complètement perdus, n'hésitez toutefois pas, à demander de l'aide...
Savoir poser les bonnes questions pour arriver à bonne destination, est un sage précepte...

Quoi qu'il en soit, nous vous garantissons que vous finirez par arriver au bout du voyage...
Nous vous souhaitons que celui-ci se déroule au mieux et dans les meilleures conditions...
Le voyage peut paraître long par moments, mais il vaut le coup...
D'autant plus que vous avez l'entière liberté de l'agrémenter à votre guise...

Nous vous demanderons de bien vouloir rester attachés durant les passages périlleux...
Garder les pieds bien au sol est parfois préférable, les risques de chute étant ainsi réduits...
Et vous pourrez allègrement vous dégourdir et profiter du paysage le reste du temps...
Ces passages peuvent être éminemment difficiles... mais ils ne sont pas si nombreux...

Des "escales" quasi paradisiaques seront au programme pour ceux qui sauront les découvrir...
Ce voyage fonctionne un peu comme un jeu de piste plein d'indices...
Vous apprendrez beaucoup si vous savez garder les yeux et le coeur ouverts...
Nous ne nous chargeons que des aspects techniques, le reste vous appartient...

Nous ne pouvons garantir aucune sécurité émotionnelle durant le trajet...
Les cahots sont un phénomène normal, nous traverserons toutes sortes de paysage...
C'est votre façon de regarder qui donne aux reliefs leur importance...
Et au final, vous restez libre de quitter le train à tout moment...

Vos yeux sont la première modalité par laquelle vous pouvez apprécier le voyage...
Mais ne sont pas la seule : vous êtes dotés de nombreux autres sens pour distinguer le vôtre...
Ayez toujours foi en la lumière qui viendra au bout du tunnel...
Et en celle que, peut-être... vous trouverez aussi à la fin de ce voyage-ci...

Ne pouvant garantir ce qu'il adviendra lorsque vous aurez quitté ce train...
Nous vous conseillons de profiter de chaque instant au moment où il s'écoule...
De prendre plaisir à voyager, seul et en compagnie des autres usagers...
Pour en ramener les meilleurs souvenirs... et découvrir les splendeurs que la vie peut vous offrir...

Aucun billet ne pourra être échangé... ni remboursé...

... LW...    

 

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15 avril 2009

Les remparts du temps...

J'ai déposé mon avenir aux portes des temps à venir...
Pas d'idées arrêtées, pas de projets délimités...
Juste des envies, des rêves, des souhaits et des désirs,
Pour dégripper les portes charnières coincées...
La confiance et la certitude de mes choix
Sont l'huile qui viendra à bout de tous les cadenas...
Rien ne sert de poser des verrous sur le futur,
Chaque nouveau mur tombé permet de nouvelles écritures...


L'avenir est une créature fantastique, inventée par notre mental,
Qui n'existe que dans le présent... c'est tout son côté paradoxal...
Dès qu'on y rentre, il cesse d'exister...
Tant qu'on l'attend, il n'a pas de réalité...
Le futur est donc une sorte d'espace temps virtuel,
Dans lequel on ne peut vivre qu'au projectionnel...
Est-ce vivre que de se décaler du réel dans un espace temps inventé ?
Est-ce ressentir la force de vie que d'ainsi l'hypothéquer ?


Je refuse de gâcher l'instant, sur des conjectures imparfaites,
Sur des plans idéaux ou des rodéos mentaux insatisfaisants,
Vivre dans son temps, en déléguant ses doutes et ses tourments,
A d'autres vents, à d'autres moments en économisant sa tête...
Savoir que rien, jamais, ne justifie de perdre confiance,
Que la fin ne justifie jamais les moyens,
Mais que tous les moyens sont en nos mains,
Pour regarder la vie comme une navigation de plaisance...

... LW ...  

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22 août 2008

Ce n'est qu'un au revoir...

Le bonheur, en partant, m'a dit qu'il reviendrait...
Que 
quand la colère hisserait le drapeau blanc, il comprendrait...
Le temps du pardon et du calme revenu, il saurait
Retrouver le chemin de la sérénité, de l'arc-en-ciel et de l'après...
Le bonheur, en partant, m'a promis de ne jamais m'abandonner
De ne pas oublier les doux moments partagés,
Et d'
y écrire une suite en plusieurs volumes reliés,
Tous dédiés à la gloire du moment présent à respirer...


Le bonheur, en partant, m'a fait
de grands signes de la main,
Comme des caresses pleines de promesses
sur mes lendemains,
Il m'a adressé ses meilleurs vœux sur mon destin qui s'en vient,
Et je crois en lui bien plus qu'en tous les devins...
Le bonheur est un ange aux ailes fragiles, un colosse aux pieds d'argile,
Il a besoin d'air, de lumière, de liberté et d'une terre d'asile,
Je veux être son antre
dès ses premiers babils,
Pour peu qu'il me le permette, le bonheur n'est jamais un projet futile...


Le bonheur, en partant, avait le cœur aussi serré que le mien,
Son sourire en bandoulière, il est parti vers d'autres chemins,
Rencontrer ses pairs au détour des larmes et des chagrins,
Que versent pour un rien, tous ces pauvres humains...
Le bonheur, est parti, missionnaire, rallier d'autres fidèles,
Il veut plaider sa cause et convertir tous les rebelles,
Leur montrer à eux aussi,
combien la vie est belle,
Si on lui laisse assez de place pour l'orner de ses dentelles...


Le bonheur, en partant,
m'a fait un clin d'œil,
Je sais qu'
il reviendra, je ne porte pas son deuil,
Il ne fuit pas, il s'en va conquérant réparer d'autres écueils,
Pour me revenir
encore plus grand, se reposer dans mes fauteuils...
Le bonheur, en partant, ne me quitte pas vraiment...
Je sais que
même de loin, il éveille mes sentiments,
Il entend mes hésitations et m'oriente résolument et surement,
Le bonheur est
une étoile qui me guide par tous les temps...


Le bonheur, en partant, laisse des empreintes si fort gravées,
Qu'on ne peut ni l'oublier ni le renier... juste l'envie, encore, de l'embrasser...

 

... LW...

" Le bonheur, en partant, m'a dit qu'il reviendrait."
Jacques Prévert


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21 juin 2008

Ritournelle Existentielle...

Ca commence par un cri, la mélodie de la vie...
Pas encore rompu aux cadences, tu crèves le silence, sans nuances...
T'improvises tes vocalises... T'as le secret du caprice qui terrorise...
T'entames ta litanie, sans égard pour les bases de l'harmonie...
Pis tu grandis
,t'apprends à placer tes accents, tu t'fais les dents...
Tu quittes le mode mineur, t'es chez les grands maintenant...

Tu veux plus qu'on te cajole
avec des fariboles,
Dans ta geôle, t'en as trop sur les épaules...
Les refrains du train train quotidien des anciens
Manquent d'entrain et désaccordent tes arpèges sereins...
La coupe est pleine et tes couplets se déchainent...
Tu brises tes chaines, t'attaques la vingtaine en fier capitaine...

Tu composes ta partition en solo, du fond de ton studio,
Sur des portées qui s'envolent, t'improvises avec brio de nouveaux duos...
Tu te bricoles ton music-hall version rock and roll sans bémol,
Tu nettoies les idées reçues et tes ras-le-bol au vitriol de tes idoles...
Tu guillotines tes visions enfantines, à coup de nicotine assassine,
Plein d'adrénaline, t'imagine... la vie sans barres de mesure et sans épines...

La trentaine change la tessiture, tu cherches des temps qui rassurent 
...

Tes marmots en appogiature, tu t'aventures à de nouvelles armures...
Tu revois tes arrangements, tu te dégages en contrechant, t'accentues les mordants...
Tu transpires et tu transposes, tu conspires et tu composes,
T'acceptes les règles, t'as plus le temps de les remettre en cause...
Tu négocies les accords et tu te plies à leurs renversements...

Comme un glissando soudain qui dérange ton tempo,
La quarantaine t'entraîne à revoir tes credos avant le dernier Da Capo...
Le coeur ballant et les notes qui s'emballent, balancé entre ta vie et tes envies...
Tu t'aperçois que le temps t'est compté pour terminer en beauté ta symphonie...
Tu te jettes à corps perdu sur des accords plus graves...
Et tu braves de nouveaux octaves sans plus aucune entrave...

Dernière reprise permise, dernières notes qui s'écrivent...
La coda approche à grands pas, tu veux finir avec maestria,
Le point d'orgue de ta Dolce Vita, tu le veux sforzando et sans tremolo...
Avant que n'arrive le dernier sursaut du Cygne, tu veux encore faire le beau...
Tu revois tes intervalles et tes rythmes bancals sur un ultime diapason,
Pour libérer tes tensions enfin à l'unisson... en suivant la pulsation...

T'as des envies parfois de réécrire toute la partition par endroits...

Pour équilibrer les temps forts et les temps faibles qui ont rythmé tes pas...
Mais la musique ne s'écoute pas au passé, tu peux pas rembobiner...
Juste fermer les yeux pour écouter, et apprécier les meilleures notes égrenées...
Toutes les mélodies recèlent leurs trésors, même si on loupe quelques accords...
L'essentiel, c'est de continuer à y croire fort... Toujours et encore...


... LW...


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20 juin 2008

En Avant la Musique !...


La musique est une aventure,
une couverture...

Ca commence par une ouverture...

J'amorce le prélude, sans inquiétude, j'ai l'habitude...
Sans rigolade, ni salade, je veux pas d'une ballade...
Je joue ma sérénade, à grands coups d'oeillades...
J'élargis l'amplitude, avec promptitude, tant pis si je me dénude...

Si je veux pas m'faire un nocturne taciturne dans ma turne,
Faut que j'adapte mon solo, au bon tempo sur sa libido,
Opération Commando en crescendo, en vrai aficionado...
J'assume, et je me consume devant cette bonne fortune opportune...

Je lui explique, ça se complique et ça devient comique,
L'art de la fugue et de la contre-fugue qui se conjuguent...
Il n'objecte rien, je sens que je le subjugue...
Avec ma dialectique érotique de grand orchestre symphonique...

Je lui propose une berceuse mélodieuse et voluptueuse
Et ses variations sur tous les tons, du ténor au baryton,
Sans faux-bond sous l'édredon, jusqu'à l'abandon,
Une pastorale langoureuse, de polyphonies amoureuses...

J'envisage la gymnastique sur gymnopédies électriques,
La pratique des harmoniques, y a que ça de vrai en musique,
Classique, Soul ou Pop Music, faut des accords éclectiques,
Et une ligne mélodique basique pour soutenir la rythmique...

Puis je balance un silence... En toute innocence, sur mon insolence
Je compose en virtuose, en ne négligeant ni les soupirs ni les pauses
Un descrescendo forte subito qui s'impose avant l'apothéose
Les nuances sont d'une telle importance dans les cadences !...

Je mesure mon petit effet, l'air satisfait de mes couplets...
Je réserve l'étude du scherzo et du rondo pour après...
S'il a besoin d'un tableau plus complet pour visionner le topo...
"No comprendo" qu'il m'répond, aussitôt en dolby stéréo...

Ah ben c'est bien ma veine, je disserte, je me donne de la peine
Et c'est pas évident... d'aborder comme ça le prétendant...
Qui, en passant, aurait quand même pu ôter ses lunettes en m'écoutant...
Pour pas que j'me méprenne sur ses non-dits qui me surprennent...

Laisse aller va ! C'est pas une valse, bonjour l'impasse !
Même pas fichu de me regarder en face, il lorgne vers ses godasses
Comme s'il cherchait quelque chose, là c'est bon : j'ai ma dose !
J'explose
,
on dirait que je l'indispose cet espèce d'albinos morose...

Je tourne les talons d'un pas décidé, j'ai ma fierté moi !...
Et Vlan ! Voilà que je me prends les pieds dans je ne sais quoi...
Décidément... Je fusille des yeux le sol...
Pour y découvrir l'objet : une canne toute blanche avec un drapeau espagnol...

La musique est un langage universel dit-on...
A quelques bémols près, ce doit être vrai...
J'ai ramassé la canne et l'ai apporté à l'albinos tout près...
Et puis je suis rentrée... sans prétendre à plus d'unisson...

Solo !.........

... LW...

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10 décembre 2007

Self Thinking...

" Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité."
Albert Einstein



Il n'y a qu'une façon d'être bien dans le monde qui est le nôtre... c'est d'être soi...
Savoir ne pas être abusé ou influencé par des visions qui ne nous appartiennent pas...
Ne pas craindre de ressentir l'intensité des choses, qu'elles soient agréables ou douloureuses...
Et tirer des leçons de la réalité, ses vérités propres, plutôt que des opinions d'origine douteuse...

On ne peut vivre que sa vie... chacun dans ses sensations, dans ses refus et ses acceptations...
Se plier aux règles du plus grand nombre sans se soucier de ses convictions...
Se faire place à l'ombre de lumières d'emprunt plutôt qu'allumer son feu personnel...
Ne peut pas éclairer notre chemin, ne peut pas nous faire la vie belle...

Regarder avec ses propres yeux, éprouver avec sa propre sensibilité...
C'est prendre le risque de voir et d'éprouver autrement que ce qu'on a pu nous enseigner...
C'est avoir le courage de fonctionner en utilisant toutes nos dispositions...
C'est donner au verbe "exister" un sens au-delà d'une simple définition...

C'est la peur qui nous maintient dans un état larvaire, embryonnaire...
La peur du rejet, la peur de la différence, la peur du ridicule, la peur des regards de travers...
Mais quel bonheur pouvons-nous retirer de la vie si on ne la ressent pas avec tous nos sens ?...
Et quelle place peut alors y occuper notre conscience ?...

Les longue-vue installées, à portée de tous, en haut des sites mentionnés "panorama"...
Ne nous donnent à observer qu'une portion de l'horizon qui entre dans ce cadre-là...
Mais la vue peut être encore plus grandiose et enivrante en des lieux non indiqués...
Reste à bien vouloir sortir des sentiers référencés pour les chercher...

Il y a deux façons de tirer parti des expériences de ceux qui nous entourent ou qui nous ont précédé...
L'une est de s'approprier leurs façons de voir et de ressentir, et d'y calquer sa propre identité...
L'autre est de s'y appuyer pour y confronter ses interrogations et ses aspirations...
Afin d'approfondir et d'ensemencer son propre champ d'expérimentation...

A l'état naturel, les plantes se développent en fonction du milieu dans lequel elles germent...
De même, nous ne pouvons faire grandir en nous que ce que nous portons en germe...
Les engrais, les désherbants, les pesticides, les insecticides insultent et contrarient la nature...
De même que le conformisme complaisant, la bêtise et la soumission aveugle blessent notre culture...

La recherche du bonheur, c'est une recherche d'équilibre... Nous ne marchons pas...
Tous sur la même poutre... Ni dans la même direction...
Il semble évident que ... nous ne pouvons pas...
Avoir tous la même sensibilité... ni les mêmes visions...

Ce n'est qu'en écoutant ses ressentis et en accommodant sa vue... qu'on trouve son équilibre...

... LW ...   

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16 août 2004

Conduite Dangereuse...


Se perdre n’est parfois qu’une façon de mieux se trouver
Quand on se perd, on est plus à l’affût d’indices
Quand on se perd, on est plus sensibles aux préjudices
Que la situation nous porterait, si elle venait à durer…
Se perdre est peut-être même la condition idéale
Pour recentrer le sujet, pour toucher l’essentiel

Sans se voiler derrière nos masques de superficiels…

Se perdre aux confins du doute, du mal être, de l’illusion,
Se sentir égaré sur des chemins mal balisés
Que personne ne sait vraiment trouver, ni emprunter
Ils effraient de leurs relents de souffrance et de rébellion
Pourtant, il arrive que l’autoroute, et son bitume si lisse,
Nous lasse de son uniformité,
de sa quiétude routinière
Qu’elle nous fasse nous sentir morose dans son immensité si casanière
Et puis des fois, on ne le fait même pas exprès, on glisse …

La sortie de route par trois tonneaux de renversement
La sortie de route par bretelle de sortie sous contrôle
La sortie de route pour voir si c’est drôle…
La sortie de route sans qu’on s’y attende vraiment…
Quelle que soit la façon, la sortie de route
Nous fait avancer, différemment, avec un autre angle de vue
On peut enfin se sentir libre, loin des sentiers battus
On peut enfin laisser libre cours à tous nos doutes…

Puis renforcés par ce bol d’air frais hors de l’air vicié
Du champ de pensée dominant, on se ressent exister
Dans sa réalité, sa vérité, son envie de s’auto diriger
Même si le chemin est de travers, il va plus vite à la vérité…
Une fois découvertes, ces sentes parallèles,
Qui fleurent bon l’authenticité et le naturel
Qu’il est donc difficile de réintégrer le réel d’ici
Ce champ de mines où s’entretuent tant de saboteurs de vies…

Mieux vaut se perdre dans un décor différent, mais tellement plus beau
Que d’accepter en fermant les yeux une vie en demi-teinte
Que d’accepter le jeu social dans toutes ses astreintes
Je me perdrai jusqu’à l’infini s’il le faut
Je n’ai pas peur d’emprunter les sentiers obscurs
Le noir ne m’atteint plus, je sais que ces chemins-là sont plus sûrs
Le noir ne me fait pas peur quand la lune m’éclaire
Bien mieux et bien plus fort que tous vos lampadaires ! …


 

... LW...

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20 avril 2004

Epilogue

Tu voulais qu’on suive la route ensemble
Tu voulais qu’on bâtisse un empire ensemble
Tu voulais beaucoup de choses… peut-être trop
Tu voulais juste être moins seul… mais en solo

On s’était mal compris
On lisait pas le même journal
C’est vrai que souvent ça me faisait mal
Mais je te croyais mon ami…

Regarde maintenant où on est arrivés
Franchement on aurait dû le voir avant
Pourquoi s’être obstiné si longtemps
Plus dur est l’atterrissage…forcé

Le pire dans l’amour qui s’éteint
C’est les cendres qui volent partout
Dès qu’on souffle par en-dessous
Pour rallumer un brasier défunt…

Ca vole partout et ça fait pleurer les yeux
Ca pique, ça sent mauvais
Il faut longtemps pour les aspirer
Ca encrasse tout, même les cœurs les plus bleus…

Bien sûr… on savait pas…
Que ça finirait comme ça…
Suffisait pas de vouloir se faire un chemin
Il aurait fallu… se tenir la main…


... LW...      


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30 septembre 2001

Silence...

Quand on n’a que les mots, pour tuer le silence,
La parole se fait fausse, impropre à décrire les maux,
Car les mots sont blessants, les mots sont insuffisants,
Les mots ne sont rien, sans la voix qui les porte et les ressens.
Et ils défilent, comme des volutes malhabiles, ces mots…
Peinant à se frayer un chemin dans ce désert d’absence.

Le silence est pesant même quand il est trop vide,
Son absence d’émotions cache pourtant en son sein,
Des sentiments trop lourds, des sentiments en vain
Qu’on voudrait voir disparaître à jamais, trop stupides
Mais les mots sont là, même s’ils ne sortent pas,
Ils sont bien réels, ils sont coincés là

On les sent dans sa tête, on les sent dans tout son être    
Mais comme des prisonniers enfermés dans une prison imaginaire,
Ils ne savent… que se taire.
Ils aimeraient s’enfuir au bout de la nuit et enfin, naître,
Mais les mots du silence ont des remparts d’amertume,
Qui résistent à toutes les brumes…

Ils ont un goût de déjà vu ces mots-là
Ils font mal en-dedans, et s’enchaînent eux-mêmes à leur peur,
Ils font résonner encore et encore, les mêmes douleurs
Quand le silence se fait doux trépas…
Mais le silence ne meurt pas, le silence s’entend

Le silence s’entend fort comme un cri, quand il est si puissant

Le silence n’est pas souffrance qui apparaît, il est d’un autre temps,
Chevalier servant d’un combat terminé depuis bien des vents,
Qui oublie de rendre les armes et continue
Chassant l’aurore qui point, pour faire durer la nuit, si têtue,
La nuit du bout du jour, la nuit qui tue tous les lendemains
Comme si l’histoire ne pouvait jamais, connaître de fin

 ... LW...                

 

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17 août 2001

Esméralda Envoutante...


Je te regarde, te jauge, t’admire et te déguste comme une beauté divine
Tendre complice de mes joies, de mes peines, et de mes moindres aspirations
Une si belle histoire d’amour, qui se joue du regard des passants
Lascive, passive, je me jette à corps perdu dans cet abandon des sens
Et te ressens comme une jouissance bénie que je m’offre à la vie
Que je m’offre égoïstement à tous les jours qui se lèvent sur ma vie…


Que d’instants ensembles, nous avons partagé, main dans la main,
Que de soirées aux rires enivrés nous ont transporté
Fidèle, toujours présente à mes côtés, de si loin…
Que même le souvenir d’une existence sans toi  ne peut pas se rappeler
Tu m’as fait grandir aux yeux ignorants d’une raison d’état
Etat de dépendance que j’ai toujours refusé de regarder en moi


Comment, comment pourrais-je t’en vouloir de ces instants volés
De ces instants qu’on s’approprie pour se forger une identité
De cet enchaînement dont on ne veut pas se douter
De cette condamnation que l’on redoute sans vouloir l’évaluer
Parce qu’on s’y adonne en entier, livrés à ton emprise
Parce que prisonniers volontaires, on dénie ta main mise…


Maintenant je réfléchis à notre histoire d’amour qui s’éternise
Je te sens meurtrière m’asséner des coups de plus en plus rudes à supporter
Je te vois parfois, machiavélique, inventée par les hommes, pour me torturer
Je te sens là, à tous moments, quand sort de moi ta douce brise
Et je me regarde, dans le miroir du temps qui me dévalorise
Par ces signes de toi qui ne trompent pas ma mine grise


Mais que faire, que dire, de ce pacte suicidaire que nous avons conclu
J’étais perdu sans garde fous, prête à toutes les folies
J’étais en quête de reconnaissance, assoiffée de désirs inassouvis
Rencontre de fortune, souvent refusée, et puis un jour, enfin entretenue
De tes premières bouffées, volées au secret du grand air qui te noyait
De nos premières entrevues seules, sans témoins, ou tu m’envolais


Les années ont passé, le temps marque plus facilement de ses tourments
Les corps et les visages défigurés par l’assaut inexorable d’une vie qui avance
Et toutes tes manigances sont autant d’affronts qui les devance
Et je sens, quand je ne veux pas mentir, que tu m’emportes dans tes égarements
Je te sens m’affaiblir, toi que je croyais capable de me porter plus haut
Je te sens me mourir, toi que j’ai vénéré si tôt...

Je ne peux te tenir responsable de mes choix et de mes décisions
Je ne veux pas chercher de faute là où il n’y a que faiblesses
Mais je sais bien que dans mes humeurs de tristesse, tu me blesses
De tes volutes dégingandées, qui s’égarent en futiles poisons
Tu continueras ta route sans moi, sans égard à mes maux qui te lassent
Sans égard pour ma fidélité, et sans état d’âme à mon humble décadence...


On se retrouve là, pour un face à face ultime, et il faudra bien décider
Qui de toi ou de moi devra cette fois s’y trépasser….
Manque de courage pour te quitter, manque d’arme pour te gagner
Pourtant dans ce choix inexorable, une seule aura le droit de rester
Nul ne sait qui des deux devra déserter ses rivages pour changer le paysage
Nul ne sait qui de nous y concèdera l’avantage….

Enfumée jusqu’à la dernière artère de tes poisons qui emprisonnent
Malgré ta mauvaise réputation, je te reste anéantie à tes caprices
Loin des malheureux outrages qu’on porte à ton vice
Je te sais si féroce, je me sens si fragile, si je t’abandonne
Comment balayer ainsi toutes ces pages de ma vie
Comment t’exclure à jamais de notre intimité aguerrie….

Pourtant, ma mignonne, il faudra bien que l’on se pardonne
Cette amitié plus que vingtenaire, qui nous lie sans vergogne
Il faudra bien que je te jette, pour t’écraser une dernière fois
Que tu continues si tu peux, une autre histoire loin de moi
De nous deux, je fus la plus sincère à cet asservissement
De nous deux, je ne serai que la plus grande perdante assurément….

Belle gitane aux déhanchements qui se bercent du vent
Esméralda l’enchanteresse qui fait basculer jusqu’à l’inconscience
Nos corps que l’on ressent indiciblement dans tes griffes, en souffrance
Mais cela ne compte pas, cela ne compte plus, au bout d’un certain temps
Ton charme qui nous enfume l’haleine et nous brouille l’esprit serein
Est un poison si doux à nos incertains lendemains…

 ... LW...          

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