16 avril 2004

Le Mur...

Aussi loin que le regard puisse se porter
Le paysage se ternit aux fumées noires des cheminées
L’histoire en marche ne peut plus s’arrêter
Et l’on tremble dans nos chaumières de nos erreurs annoncées
L’avenir fait peur, c’est admis…
Notre unité de pensée sur ce point nous rassure
On pense tous à cette fin qui se lasure
De plus en plus à nos portes endolories…

On sait qu’on va droit dans le mur
On sait qu’on n’en sortira pas indemnes
On ferme les yeux et l’on pense quand même
Qu’en cultivant la décadence, on évitera notre futur

On ne sent pas coupables
On se sent roulés, bafoués, irresponsables
Mais peu importe ce qu’on ressent
Il est trop tard pour les bons sentiments…

Quand on regarde jouer nos enfants
Quand on prête attention à nos rêves défigurés,
A la peur de vivre qui fait de nous des paralysés
De l’avenir, qui nous renvoie un glas qui se répand
Nos églises désertées jadis par idéologie
Deviennent terres d’effroi, par crainte d’une vengeance divine
Même si c’est le troupeau, qui en premier est parti,
On se dit que Dieu a l’humeur chagrine…

Nos anges blonds ne nous suffisent plus
On a besoin de voir plus loin
Que nos tendres chérubins
Qu’on imagine déjà en Mad Max des rues
A l’heure où sonnera le Big Bang des opprimés…
On ne sait, si c’est le Ciel ou la Terre
Qui se désintégrera en premier…
Aussi loin que la pensée puisse se taire…

... LW...      

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08 avril 2004

La Verveine

J’étais là devant ma verveine
Bien allumée, avec mes copines d’antan
On se racontait notre bon vieux temps
On rigolait, on se sentait bien, y avait pas de gêne
On était bien tranquilles dans ce café désert
au coin d’un bout du monde perdu
Et puis tout d’un coup, on s’est tues…
Quand t’as surgi de derrière la verrière…

Mon Dieu, que le temps a passé
Que les aiguilles ont tourné vite
Les mois, les années en fuite
Qui soudain, bousculent nos vérités
T’as posé ton casque, là-bas, dans la vitrine
Je voulais disparaître, devenir une souris
Me dire que peut-être j’avais vieilli
Sûre que je ne faisais pas la maligne…

Les chances que l’on s’évite étaient bien minces
Hasard des circonstances, hasard des rencontres fortuites
Quand t’as répondu à son invite
J’avais le sourire qui grince
J’aurais voulu t’en dire tellement
Mais les mots ne venaient pas
J’aurais voulu te dire tout et n’importe quoi
Au moins quelque chose d’un peu intelligent…

J’ai sorti deux ou trois idioties, c’est tout moi
Et puis ensuite le silence a repris
J’ai piqué le nez dans ma verveine bouillie
Je t’espionnais comme si je ne te regardais pas
Je te trouvais beau comme jamais
Je me trouvais nulle comme toujours
A trop avoir besoin d’amour
On n’ose pas s’exposer comme on est…

J’ai regretté d’avoir commandé une infusion
J’aurais voulu m’enfuir tellement loin
J’aurais pu te demander des trucs tout plein
Comment t’allais, ce que tu faisais, trop de questions…
A mille à l’heure dans ma tête, tout tournait
Pourtant je n’ai rien laissé voir de ce qui se passait
Je me suis contenté de faire… comme si de rien n’était
J’étais si mal si tu savais…

Quand enfin, on s’est levées pour partir
Je cherchais un truc à te dire
Je voulais que tu saches, je voulais te revoir
Je savais que j’avais pas assuré… pas d’espoirs…
Je t’ai dit « A dans dix ans ! »
Et je suis sortie de cet endroit
C’était franchement n’importe quoi, c’était tout moi !…
Et je m’en veux maintenant…

... LW...   


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06 avril 2004

Le Malbonheur...


Quand on te dit que t’as l’air malheureux
Il y a deux mots
Il y a mal et il y a heureux
C’est pas juste… un mauvais jeu de mots
C’est peut-être qu’on n’a pas bien fait le tour de la question
C’est peut-être qu’on ne voit pas les choses de la bonne façon

Des fois il n’y a même pas de raisons
Personne ne peut comprendre ce malbonheur
Ce n’est même pas du malheur
C’est une étrange sensation
Qui fait que les choses perdent leur saveur
Et que la vie reflète de mauvaises couleurs

Ca fait mal de l’intérieur
Ca nous remplit d’un vide qui nous aspire
Tout entier, à ne plus avoir rien à dire
A rester là, sans rien faire avec le cœur au bord des pleurs
Le malbonheur ça rend morose
Ca défigure n’importe quelle prose…

Comme un ballon sur le point d’éclater
On envisage le point de non retour
On n’imagine même plus de recours
Contre cette invasion de sinistres pensées
On sent cette pression nous envahir
Et jour après jour, on se voit s’affaiblir…

Le malbonheur, c’est de se sentir nulle part à sa place
C’est croire que personne n’est là
Pour entendre toutes ces choses que l’on ne dit pas
C’est avoir le sang qui soudain se glace
Alors même que la sueur nous perle au front
Entre angoisse et déraison…

Le malbonheur s’installe parfois comme ça
Sans qu’on l’ait laissé vraiment entrer
Un jour on se sent complètement pénétré
Et l’on n’arrive plus à le chasser de là
C’est un peu comme un parasite
Qui dévorerait tout de ceux qu’il habite…


Je veux chasser ce malbonheur qui m’a atteint
Je veux pour de bon lui tordre le cou
Je suis maître en mon navire de proue
Et je ne tolère pas de passager clandestin
Si tu me donnes la main, j’aurais moins peur
Aide-moi, s’il te plait, à chasser… mon malbonheur…


 

... LW...   

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03 avril 2004

Les Mots Anonymes...

On les envoie, on les jette
Ce sont des bouteilles lancées à la mer
Juste des mots qui voudraient peut-être
Dépasser l'instantané et l'éphémère...
Comme des lettres anonymes
Qui se perdent dans les couloirs du temps
Portées par les aléas des évènements
Ils chavirent au seuil de l'intime...

Je t'ai écrit tellement de mots
Je t'ai envoyé tellement de moi
Dans toutes ces lettres que tu ne lis pas
Au milieu de ces courriers de trop...
Je me sens toute petite, toute fragile
Je me sens si seule avec mes rimes plein la tête
Un horizon rétréci qui refuse mes requêtes
Qui m'abandonne sur mon îlot d'exil...

Assez de ricocher dans le vide
Des mots qui n'enfantent que leur écho
Je voudrais qu'on les écoute, qu'on les trouve beaux
Et qu'ils sortent d'un silence qui les suicide
Leur musique entêtante me donne la migraine
Quand par leur violence, ils m'obligent à t'écrire
Je sais bien, que pour toi... Ils ne veulent rien dire
Tous ces phonèmes qui s'égrènent et me gangrènent...

Je t'envoie ces dernières nouvelles de mes vers
Il fait beau ce soir sur ma page blanche
Peu de nuages en vue, juste le bleu du ciel qui tranche
Carte postale de mes états d'âme les plus sincères...
C'est vrai après tout, on ne se connait pas
Je me veux correspondante attitrée
Couvrant en exclusivité, toutes mes actualités
Mes actualités t'indiffèrent... et je ne t'en veux même pas...

J'ai relevé ton nom, ton prénom
Dans un grand livre jaune et blanc
C'est formidable, des noms y en a plein dedans
On peut sans problème,
choisir son Pygmalion
Je t'ai choisi sans rien préméditer, au hasard,
Je trouvais que tes initiales flattaient ma numérologie
Je trouvais qu'on était bien assortis
Il me fallait trouver un prince à mon histoire...

Juste des Mots Anonymes que je t'offre si tard...
Des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs
Des mots pour moi et toi, à lire entre les lignes
Des mots sans avenir... et sans origine
Qui disent : 'Aime-moi !"
Qui disent : "J'ai besoin de toi !"

Des Mots Anonymes d'auteur inconnu
Qui ne s'écrivent que
pour ceux qui les auront... lu...


... LW...     


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16 décembre 2001

Matin d'hiver...


Se réveiller plein de fatigue et de sommeil
S ‘accrochant à nos derniers cauchemars de merveilles
Qui rendent la nuit douce à l’absurde trépidant
Comme un contre-pied à nos quotidiens lancinants
Respirer une dernière fois la tiédeur de l’oreiller
Avant d’entamer vaillamment un nouveau petit exister…

Quelques tartines trempées dans un café tout excité
Qui nous promet de nous gorger d’adrénaline méritée
Pour affronter sans sourciller les petits tracas doux amers
Qui abreuvent les chameaux de l’heure dernière
Ne pas oublier le dentifrice qui rafraîchit l’haleine du temps
Et fait tout briller, beaucoup plus blanc que blanc…


Jeté par dessus l’épaule, comme un bouclier qui défend,
On s’emmitoufle dans des étoles de détachement,
Le vent qui souffle en bourrasque ne nous atteindra pas
Pas avant se d’être réfugiés aux abribus du pourquoi pas
Ainsi rassérénés par des vitres transparentes qui nous isolent
De la soudaine réalité des choses… qui s’affole…

Monter dans ces wagons bondés, plein de gens emmitouflés,
Bien planqués sous leurs couches protectrices
Qui cachent pourtant mal, leur incompréhension et leurs cicatrices
Mais qui restent là, sur un petit déjeuner mal digéré
Tout frais pimpants sur leurs strapontins recroquevillés
Comme de courageux petits soldats, qui regardent le temps passer…

 

... LW...

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Le Fou aux Allumettes


Soudain envahi d’un souffle nouveau, d’un regain impérieux
Comme un réveil à la vie après un long engourdissement,
L’homme hiberné depuis trop de temps, assommé par la vie
Ressent enfin le désir de retrouver son diamant dépéri
Assez de quêtes vaines et de luttes déraisonnées inutiles
Cette fois, il trouvera… il trouvera l’objet de ses désirs malhabiles…

Transi par le froid, les mains recroquevillées
Pour enfin faire jaillir d’entre ses doigts, le feu sacré
Il craque la première allumette…
Mais celle-ci, insensible à ses appels d’entêté
Refuse de s’allumer, refuse de lui donner un peu de sa clarté
Il prend une deuxième allumette…

Chaque poignée de secondes qui précède le frottement
De l’allumette sur la toile rugueuse qui attend,
Est un océan infini, que traversent mille souffles d’espoir
L’instant est grave, l’homme tente sa chance au grattoir…
Combien d’allumettes déjà craquées ?
Combien reste-t-il encore de possibilités ?

Il ne reste plus que quelques allumettes dans la petite boîte jaunie
Il ne reste plus que quelques chances de se voir gagner la partie…
Pourtant on continue tous à craquer nos allumettes
On y croit tous à cette flamme qui nous rallumerait la vie en fête
Soudain, la voilà, brillante, dansante devant ses yeux…
La flamme enfin a embrasé le soufre coloré

Que n’aura-t-il fallu attendre et espérer pour la contempler
Cette flamme qu’on n’osait plus rêver …
Et maintenant ? Que faut-il faire de cette étincelle ?
La garder le plus longtemps possible, et s’en émerveiller
Jusqu’à son sursaut ultime, et avec elle, briller…
La course du feu sera brève, le temps s’accélère…

Bientôt la flamme va disparaître s’il ne fait rien …
Il faut prendre une décision, vitre, très vite, tout de suite
Dans un dernier sursaut d’envie, l’homme souffle sur le feu en fuite
Stoppée nette dans sa course, la flamme s’éteint…
C’était la seule allumette non encore rongée par l’humidité
On ne sait jamais…. Mieux vaut la garder …

 ... LW...        


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08 décembre 2001

Jour de Pluie...


L’humidité a tout rongé dans mon cerveau qui prend l’eau
Foutue pluie qui détrempe tout, qui noie les souvenirs usés…
La météo est contre moi, les boîtes en carton foutent le camp…
Il ne reste plus que des papiers en loque, qui tentent un dernier écho
Dans une  mémoire qui se cherche, un dernier espoir desséché…
Manque de bol pour contrer, cette averse qui sous tend…

Jour de pluie qui dégouline, gouttes qui ruissellent…
L’anticyclone s’est égaré, y a plus que du gris qui se détache
Par quel miracle sauverai-je mes dernières images ?
Dis… Il est encore loin l’arc-en-ciel ?

Trop de cumulus qui bousculent mes paysages
Et dire que le printemps est censé faire tout renaître
C’est oublier que ses averses sont légendaires…
Mais quand même, à voir tous ces morceaux de moi qui surnagent
On croirait au déluge dernier, ça donne pas vraiment un air de fête
Ca ressemble pas au bourgeonnement radieux au milieu de ces éclairs …

Jour de pluie qui salit tout, de ces ondées dévastatrices
Le martèlement des gouttes dévaste mes silences inquiets
Devant ce flot qui ne s’arrête plus, je reste aux aguets
Dis… C’est quand l’accalmie régénératrice ?

S’il n’y avait que la météo qui gouvernait nos perturbations
Peut être qu’on s’en sortirait, peut être qu’on apprendrait à nager
Peut être même que tout ça nous permet d’avancer tout doucement
En faisant le tri de nos émotions enfouies qui sont à l’abandon
En chassant les réminiscences qui nous font dériver
Trop loin de la réalité, trop loin de notre présent.

Jour de pluie qui se tarit enfin, laissant place au soleil
Les rayons chauds assèchent les rivières ravageuses
Enfin un peu de paix et de chaleur sur nos douleurs paresseuses
Dis… T’y crois encore, toi, aux lendemains qui émerveillent ?

Quand tout se calme et que se hisse le drapeau vert
Passé le constat de tout ce qu’on a perdu, on se rend compte…
On se rend compte que les souvenirs usés prenaient une place folle
Et que cette pluie haïe nous a bien aidé à remettre de l’ordre dans nos travers
Que sans elle on aurait continué à se miner avec nos mensonges sans honte
Merci l’inondation, ça nous promet un nouveau départ qui décolle…

Jour de pluie qui assainit quand les tiroirs sont trop pleins
Enfin contempler un climat serein, délivré de ses chaînes
Grand ménage involontaire qui nous a lavé nos peines
Dis… ils prévoient quel temps pour demain ?….

 

... LW...           

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16 octobre 2001

Marchand de couleurs...

Marchand de couleurs,
T’as mis du bleu sur mon ciel gris, en soufflant sur mes nuages
T’as changé la couleur du temps, balayant au loin mes orages
Tu m’as fait croire, que ta palette de sentiments,
Rendait plus fort, repeignait tout, comme par enchantement
Marchand de couleurs…

Marchand de couleurs,
Faiseur de rêves, faiseurs d’espoirs qui éclaboussent l’ennui,
Tu rendais le vent esquisse, et le cœur aquarelle
Dompteur du noir qui terrorise, et qui ensorcèle
Maître de l’arc-en-ciel après la pluie, tu irradies
Marchand de couleurs…

Marchand de couleurs,
T’as mis du bleu sur mon ciel gris, en accompagnant mes errances
Une fenêtre qui s’ouvre sur la nuit, dévoilant ses paysages
Comme un tableau en technicolor, qui soudain, se dégage
Un long voyage sorti de l’ombre, transhumance
Marchand de labeur…

Mais aujourd’hui, marchand de couleurs,
L’azur a viré au mauve, et l’astre décroît doucement
S’il n’y a pas de couleur qui résiste à l’usure du jour
Que feras-tu pour maintenir scintillantes ces teintes parjures ,
Qui envahissent soudain le firmament ?
Marchand de couleurs… en pleurs...


On t’avait pas prévenu, personne te l’avait dit
Les couleurs de la vie pâlissent un jour, assaillies par le feu du temps
Et tes pinceaux s’emmêlent, deviennent impuissants

Pour s’engager dans cette lutte sans issue, contre un jour qui s’amoindrit
Pauvre marchand de couleurs, rêveur…


Le mauve tire au sépia, avant de se noyer d’ombres marines,
Quelques traces de tes crayons, s’accrochent encore ça et là
Tu restes là, tu n’y crois pas… Tu rêves d’un nouveau canevas
Où tisser tes couleurs qui s’enfuient déjà … mutines


Marchand de couleurs, de rêve et … d’illusions
Le jour se lèvera encore, il suffit de tenir bon
Tu dessineras encore de nouveaux croquis dans les nuages
Et après tout qu’importe… pour qui, tu dessines ces incertains rivages…

 ... LW...         

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10 octobre 2001

Enfance...

Parfum de légèreté qui se dégage, dans un petit paradis imaginaire
Peuplé d’ours en peluches et de rêves tellement grands...
Tellement grands qu’on s’y perd plus loin que tous les océans
Sans sortir de son lit, on fait le tour de la Terre….
Pour découvrir les secrets de l’univers Les secrets de vie
Qui aident à grandir, qui aident à sortir du cocon
Cocon d’amour tissé comme une forteresse de déraison
Dont on aimerait parfois s’enfuir par le grand pont-levis….

C’est pas pour déplaire qu’on voudrait défier les interdits
C’est même pas pour embêter, qu’on se réfugie en rêveries
Y a des jours tellement longs à l’ennui parfois
Y a des jours tellement beaux aussi …

Magie des petits riens qui donnent toutes les couleurs du jour
Réminiscences inconnues qui se découvrent plus tard
Quand noyés dans tout le reste, les souvenirs épars
Font regretter amèrement les ruines de nos anciens carrefours
L’odeur des crêpes et des malabars, le parfum du vent
Combattant infatigable de nos luttes chevaleresques
Ces guerres rageuses contre les moulins pittoresques
Auxquelles on croyait fort, si fort en dedans…

Enchevêtré entre ailleurs et réalité,
La vie prend ses mesures tout doucement

Comme un passage obligé
Qui soulève un à un nos déguisements

Certains réclament, dans le bruit et le fracas,
Qu’on leur accorde cette liberté de s’opposer et de décider

D’autres plus méfiants, ont peur de s’égarer
Et s’accrochent désespérément à leurs rêves d’apparat
Il n’y a pas de choix meilleur ou pire
Il n’y a pas de parcours tracé incontournable
Il n’y a pas deux monde d’enfance semblables
L'important est qu'il en reste des éclats de rire

Eclats de rire semés au temps...
Qui nous entraînent encore parfois...
Ou qui s’égrènent sans voix...
Engloutis par des rivages tangents…

 

... LW...

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08 octobre 2001

Echappées Sauvages...


Comment résister à ces appels du large ?...
Qui nous malmènent, qui nous attirent
Comment faire taire ces relents de désirs
Qui nous encouragent et nous découragent…
S’envoler tout la-haut, prendre les nuages dans ses bras
Et les serrer si fort… à en faire pleuvoir le bonheur
Virevolter dans l’herbe fraîche aux parfums ravageurs
Et sentir dans tout son corps s’évader nos élans d’apparat….

Et puis vivre à l’infini, de ce désir de se sentir exister
De sentir en soi, le sang couler comme un torrent sauvage
Indomptable et indompté, qui nous irrigue comme un doux breuvage
Faisant crier ses passions, et le plaisir fou de s’y consumer.

Pourquoi vouloir lutter contre ces envies sans retenue qui s’élancent ?...
A chercher la sagesse, à se conformer aux images
On se prend pour des enfants sages
Et on vit des onirismes passionnées pour se venger de nos silences
Timide destinée qui se veut fidèle aux miroirs qui nous guident
Mais il faut assumer nos rêves et nos fantasmes délirants
Pour ne pas passer à côté de nos cris de vie d’à présent
Laisser libre cours à nos grandeurs torrides...

Vivre à l’infini, de ce désir de se sentir exister
De sentir en soi le sang couler en un torrent violent
Eclaboussant tout sur son passage, rafraîchissant
Déployant ses perles éclatantes à l’air que l’on se donne à respirer

Réfréner ses échappées sauvages par peur d’un retour de réalité...
Qui nous rejette, naufragés, sur des rivages inconnus
Brisés les grands rêves, détruit le navire et tout perdu
Jetés comme des détritus sur les côtes lointaines du rêve démesuré
Mais rien jamais n’est inutile, si le plaisir éphémère procuré
Nous a fait si bien grandir de l’intérieur, si bien réalisé
Peu importe les conclusions du grand naufrage orchestré
Si le voyage entrepris fut joyeux et coloré…

Vivre à l’infini, de ce désir de se sentir exister
De sentir en soi le sang couler en un torrent furieux
Charriant tous les sentiments dans un courant impétueux
Vivre à l’infini, tous ses jours heureux….


 ... LW...            


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