11 janvier 2008

Mes e-mails à traiter

J’ai ouvert le grand dossier de mes e-mails à traiter…
C’est beau la technologie, et quelle rapidité !…
Les fichiers qui s’entassent, et la mémoire qui flanche…
Les drapeaux qui dépassent, et les mots qui s’épanchent…
Je fais des dossiers, pi je les classe…
Pi je me dis que je vais prendre le temps…
Le temps de bien les traiter…
Mes petits mails qui s’entassent…

C’est pas dur de cliquer, pour envoyer un petit mot…
C’est pas dur de faire « entrée », pour renvoyer un écho…
Ce qui prend le plus de temps, c’est de prendre le temps,
De renvoyer autre chose que du vide dans l’instant présent…
Je veux faire passer dans mes mots,
Plus que des considérations météo bateaux…
Je veux faire passer par les yeux de mon lecteur,
Un peu de ce que j’ai dans le cœur… 

Les réponses à vos mails… que vous ne recevez pas…
Je vous jure pourtant que je les ai écrites… quelque part, dans ma tête…
Pas eu le temps de les faire passer par le clavier, je sais… c’est bête !…
Mais… c’est comme ça !…
Je pense à vous quand même…
Bien que ces pensées ne passent pas par le modem…
Les pensées sont des ondes,
Qui s’étendent sur le monde…

Je vous envoie tous mes vœux,
Et mes meilleures pensées…
Je vous envoie tous mes vœux,
Et « Mail plus long, suivra sous peu… »
Je pense à vous quand même,
Même si ces pensées passent pas, par le modem…
Les pensées sont des ondes…
Qui se répandent sur le monde…

J’aimerais que ma pensée vous dessine un sourire…
Qu’elle vous laisse songeurs et apaisés…
Et que je reçoive l’écho de vos sourires
Par ondes interposées…
Je pense à vous quand même,
Même si ces pensées-là ne passent pas par le modem…
Mes pensées sont comme des sondes,
Qui défendent mon monde…

... LW...      

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10 janvier 2008

Le coeur n'a pas de rides

" Le coeur n'a pas de rides..." (Mme de Sévigné)


Le cœur n'a pas de rides
C'est pas parce qu'on vieillit qu'on a le cœur qui se vide,
Qu'on a moins d'ardeur à aimer,
Qu'on ne sait plus partager...

On idéalise souvent les amours de jeunesse
On allie beaucoup la jeunesse et l'amour
Comme s'il pouvait y avoir un âge pour aimer
Et qu'au-delà de cette limite, notre requête deviendrait invalide pour l'éternité...

Ce n'est pas l'amour de ces époques que l'on se remémore en fait...
C'est la liberté qui y est attachée, car jeunesse le permet :
L'amour n'a qu'à se préoccuper et ne s'y délecter que de lui-même...

Le temps passant...
Le temps nous prenant tout notre temps...
La famille s'agrandissant...
Les charges professionnelles évoluant...
On a tous comme ça des moments,
Où on n'a pas le temps,

De se poser des questions
Sur nos désirs profonds :
Ceux qu'on a  dans le cœur...

Et puis, un jour, sans qu'on sache vraiment pourquoi,
Tout d'un coup,
on se sent le cœur qui se réveille,
Comme s'il sortait d'un long sommeil...
Et l'on s'en aperçoit...
Qu'il n'a pas pris une ride...

Non seulement le cœur ne prend pas de ride au fil des jours...
Mais il semble fonctionner en mode autonome de tout raisonnement logique
En guise de conclusion, un proverbe danois qui sert de réplique :
"Deux êtres qui s'aiment se rencontrent toujours !"...

(...et ils ne font mention d'aucune date limite...)

... LW...     


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10 décembre 2007

Self Thinking...

" Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité."
Albert Einstein



Il n'y a qu'une façon d'être bien dans le monde qui est le nôtre... c'est d'être soi...
Savoir ne pas être abusé ou influencé par des visions qui ne nous appartiennent pas...
Ne pas craindre de ressentir l'intensité des choses, qu'elles soient agréables ou douloureuses...
Et tirer des leçons de la réalité, ses vérités propres, plutôt que des opinions d'origine douteuse...

On ne peut vivre que sa vie... chacun dans ses sensations, dans ses refus et ses acceptations...
Se plier aux règles du plus grand nombre sans se soucier de ses convictions...
Se faire place à l'ombre de lumières d'emprunt plutôt qu'allumer son feu personnel...
Ne peut pas éclairer notre chemin, ne peut pas nous faire la vie belle...

Regarder avec ses propres yeux, éprouver avec sa propre sensibilité...
C'est prendre le risque de voir et d'éprouver autrement que ce qu'on a pu nous enseigner...
C'est avoir le courage de fonctionner en utilisant toutes nos dispositions...
C'est donner au verbe "exister" un sens au-delà d'une simple définition...

C'est la peur qui nous maintient dans un état larvaire, embryonnaire...
La peur du rejet, la peur de la différence, la peur du ridicule, la peur des regards de travers...
Mais quel bonheur pouvons-nous retirer de la vie si on ne la ressent pas avec tous nos sens ?...
Et quelle place peut alors y occuper notre conscience ?...

Les longue-vue installées, à portée de tous, en haut des sites mentionnés "panorama"...
Ne nous donnent à observer qu'une portion de l'horizon qui entre dans ce cadre-là...
Mais la vue peut être encore plus grandiose et enivrante en des lieux non indiqués...
Reste à bien vouloir sortir des sentiers référencés pour les chercher...

Il y a deux façons de tirer parti des expériences de ceux qui nous entourent ou qui nous ont précédé...
L'une est de s'approprier leurs façons de voir et de ressentir, et d'y calquer sa propre identité...
L'autre est de s'y appuyer pour y confronter ses interrogations et ses aspirations...
Afin d'approfondir et d'ensemencer son propre champ d'expérimentation...

A l'état naturel, les plantes se développent en fonction du milieu dans lequel elles germent...
De même, nous ne pouvons faire grandir en nous que ce que nous portons en germe...
Les engrais, les désherbants, les pesticides, les insecticides insultent et contrarient la nature...
De même que le conformisme complaisant, la bêtise et la soumission aveugle blessent notre culture...

La recherche du bonheur, c'est une recherche d'équilibre... Nous ne marchons pas...
Tous sur la même poutre... Ni dans la même direction...
Il semble évident que ... nous ne pouvons pas...
Avoir tous la même sensibilité... ni les mêmes visions...

Ce n'est qu'en écoutant ses ressentis et en accommodant sa vue... qu'on trouve son équilibre...

... LW ...   

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17 novembre 2007

5 000 ème...

A toi qui ce soir, sera le cinq millième visiteur...
A poser ses yeux curieux sure les mots que je jette là... sans but recherché...
Je veux dire toute ma reconnaissance d'être venu t'y égarer...

Je ne te connais pas...
Et je dévoile sur ces pages qui n'existent pas,
Mes humeurs, mes envies et mes tranches de vie... je les offre à l'anonymat,
Parce que je ne sais pas dire autrement ces mots-là...

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire..."
Je ne l'ai pas choisie par hasard, ni parce que je trouvais la phrase jolie...
Je l'ai choisie comme une orientation à donner à ma vie, à donner à LA vie...
Parce qu'il arrive un temps, où l'enfermement en soi devient un enfer...

Faire sortir les mots, les laisser prendre forme... leur forme naturelle...
C'est
exorciser le démon de l'in-confiance, c'est accepter d'entrouvrir, de fait...
Les portes du monde, accepter de sortir de mon jardin resté si longtemps secret...
C'est aussi me dire que...
la lumière a d'abord besoin de quelques étincelles...

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire..."
C'est aussi ce que j'ai envie de dire à tous ceux qui n'osent pas se révéler...
Qui n'osent pas se donner l'importance qu'ils méritent dans leurs destinées...
Que peut-on faire de plus et de mieux, que ce que Nietzsche propose de faire ?...

Nous n'avons que très peu de temps de temps à passer ici...
Nous n'avons qu'une vie dont on puisse être sûr, et elle se déroule maintenant et ici...
Le reste n'est que faribole et contes pour nous aider le soir, à nous endormir...
L'importance des choses, c'est nous qui devons l'inscrire...

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire..."
Il n'y aura jamais de deuxième "toi", nous sommes tous uniques et irremplaçables...
Nous sommes tous porteurs d'un savoir... et nous ne sommes pas interchangeables...
Nous devons "accoucher" de nous-mêmes... comme le firent jadis nos mères...

N'oublie pas, compagnon visiteur... que ces mots égarés au virtuel, sont toutefois réels...
Que tu as le pouvoir de décider et de changer le cours des évènements...
Si tu y concentres suffisamment d'énergie, de confiance et de temps...
La vie n'est pas un combat permanent, tu peux lui donner des couleurs bien plus belles...

On ne peut jamais donner de conseils... on ne sait jamais tout à fait le fond du vrai...
Néanmoins, s'il fallait donner une direction à quelque égaré perdu dans l'ombre de ses forêts...
Je sais très bien ce que je lui dirais... Je lui dirais...
On ne peut chercher la vérité qu'à l'intérieur de soi, on ne peut devenir que la personne que l'on est...

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire..."
Et puis n'oublie pas... e secret : c'est de ne jamais renoncer...
La vérité que tu cherches... n'existe pas, tu ne peux pas la trouver...
Si tu n'admets pas d'abord, que tu en esà la fois, l'instigateur et l'émissaire...

Deviens qui tu es... Fais ce que toi seul peux faire !...

 ... LW...       

 

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08 octobre 2006

Grandir...

Quand j’étais plus jeune, j’écrivais au marqueur noir
Sur les murs de ma chambre, toute ma difficulté d’être.
Mes parents ont changé la papier peint… fermées mes fenêtres…
Ca leur faisait tellement peur tout ce désespoir écrit en noir…
Ca leur faisait tellement peur de pas pouvoir comprendre…
Alors j’ai continué à écrire, mais j’ai caché tous mes maux
Et je n’ai plus recouvert que mes murs intérieurs avec tous ces mots
Que personne n’avait envie d’entendre…

J’ai grandi dans le silence, d’un brouhaha intérieur intense.
Mais rien ne filtrait au dehors… Invisibles les choses qui dérangeaient,
Invisibles les questions sans réponses, invisibles mes errances
C’est difficile de se sentir étranger dans un monde si parfait…
Mais le temps joue gagnant pour les enfants en devenir,
Qui rêvent qu’on leur laisse créer le monde dont ils ont besoin,
Libéré des fantasmes des grands qui n’y comprennent rien.
On en arrive tout de même à grandir tout en se sentant rétrécir…


J’ai protégé mes rêves en les mettant à l’abri de tous les regards,
A l’abri de tous les jugements, enfermés à double tour,
Dans une forteresse blindée, indifférente à tous secours
Impossible à atteindre, impossible à dompter, libre de mes espoirs.
On nous trace dès le début une sorte de chemin, de portrait robot,
Auquel il faudrait ressembler, comme une sorte de point de repère
De ce qu’on attend de nous, une espèce de vision de missionnaire
Qui nous suit et nous colle à la peau…


J’avais peut-être pas les bonnes chaussures pour suivre ce chemin là,
Je m’en étais tracé un tellement différent, à suivre pieds nus,
En s’écorchant souvent les pieds à des aspérités inattendues.
Parfois je m’y suis perdue, mais je me guidais toute seule sur celui-là…
A force de se perdre, on arrive à oublier ce qu’on cherchait
A naviguer en solitaire si loin des ports de plaisance…
On se sent déboussolé, un jour, on jette l’ancre avec au bout notre différence,
Pour la noyer à jamais dans un conformisme moins inquiet…


Mais la mer rejette toujours sur le rivage ce qu’on y jette,
Dans ses éclats d’écume, au plus profond des tempêtes,
Rejaillissent quand même ces réminiscences de quêtes
Et dans un grondement sourd, elle nous les renvoie à la tête.
Et l’on se retrouve à nouveau là, sur le même chemin,

A reprendre ses valises encore une fois, à la rencontre d’un destin,
Qu’on n’imagine toujours pas clairement, mais qui revient
Immanquablement nous bousculer, et nous prendre par la main…

Et on continue... à grandir...

... LW...           


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04 septembre 2006

Lettre de Motivation

J’ai lu avec beaucoup d’attention l’annonce n° 77 777 parue ce jour.
Vivement intéressée par le poste décrit, je vous propose ma collaboration en retour.
Vous ne me connaissez pas, et j’ignore qui vous êtes… mais,
Au travers des mots qui s’alignent ici, imparfaits,
Des mots que je cherche pour accrocher votre regard et votre esprit,
Des mots que vous traduirez pour appuyer et justifier votre avis,
Vous croirez vous faire une opinion suffisante de mes compétences,
Une simple feuille de papier entre nous pour faire la différence…

En quelques phrases, je dois vous exposer mes motivations,
Mes qualités, mes expériences, et tout ce qu’il me paraîtra bon,
De vous faire connaître de moi, afin d’orienter votre choix favorablement
A mon égard, pour prolonger la discussion humainement.
Il est vrai que votre tâche est difficile…
Mais n’en concluez pas que la mienne est facile.

Ce qui fait la différence entre deux postulants,
Au delà du parcours et des qualifications académiques, c’est le postulant…

Je suis handicapée par un parcours non conventionnel,
Qui laisse de grands blancs béants dans un CV qui semble avoir été stoppé,
De grands blancs, d’activités non rémunérées, mais pas … d’une vie arrêtée
On peut aussi choisir, délibérément, des chemins moins formels,
Et cela n’enlève rien à notre valeur intrinsèque.
Bien au contraire, ce temps hors de la vie dite « active »,
A été pour moi une période riche et très positive,
Aux enseignements toutefois très différents de ceux de l’ENA ou de l’ESSEC…

J’ai appris à regarder les choses autrement qu’en terme de rendement,
Quand malgré les tâches qui s’accumulent, il faut savoir parfois,
Prendre le temps de s’arrêter pour écouter ce que d’ordinaire on n’entend pas,
Trop occupés à gérer le stress de la performance qu’on s’inflige quotidiennement.
J’ai appris qu’un planning efficace, est une organisation du temps
A l’intérieur de laquelle on laisse la place, volontairement,
A de petits moments de calme pour apaiser ponctuellement
Les tensions relationnelles, et ainsi collaborer plus sereinement…

J’ai appris que même les tâches les plus ingrates et les plus ennuyeuses,
Deviennent plus légères si on en comprend l’enjeu et l’importance,
Et que ce que l’on appelle le mauvais côté des choses, à l’évidence,
N’est que le résultat d’une vue de l’esprit moins lumineuse.

J’ai appris que ce qui rend certaines personnes plus importantes à nos yeux,
N’est que le résultat d’une équation mathématique basique :
Temps, écoute, compréhension et respect de l’autre font de tout être un être unique,
Et rendent le dénouement de tout conflit plus rapidement harmonieux…

J’ai appris qu’il valait mieux dépoussiérer son esprit et ses idées
Plutôt que de disparaître sous la poussière écrasante du conformisme social,

Car c’est dans l’expérience nouvelle qu’est la source de la créativité,
Et non dans les vieux modèles périmés et galvaudés.
J’ai appris que l’importance des choses varie en fonction des instances,
En fonction des gens, des âges , des expériences et des goûts,
Mais qu’aucune vérité n’est universellement applicable à tout,
Que la divergence d’opinion n’est pas un mal nécessaire, mais une chance

J’ai appris l’importance du temps qui passe
Qu’il faut saisir dans l’instant immédiat, opportunément
Car les choses ne reviennent jamais les mêmes, symétriquement
Et qu’on ne laisse jamais deux fois, exactement la même trace.
J’ai appris que pour être compétitif, il fallait se sentir heureux,
Qu’aucun travail, qu’aucune difficulté ne résistent à l’enthousiasme
Et qu’on trouve toujours en nous toutes les ressources pour faire face
A l’adversité, si l’on prend garde à préserver sa vision d’un univers radieux.

J’ai appris qu’un sourire valait mille fois plus qu’un séminaire de communication,
Surtout quand il était accompagné d’un geste aimable ou d’un mot gentil,
Et qu’il venait du fond du cœur, ni forcé, ni contrit, ni poli…
Juste un élan spontané, qui témoigne à l’autre de toute notre attention.
J’ai appris qu’on ne pouvait pas aimer tout le monde, mais
Que l’on pouvait tolérer aussi que les autres existent,
Qu’ils puissent avoir raison ou tort, être gais ou tristes
Et que, même si le monde n’était pas parfait, on y vivait…

J’ai appris que notre richesse ou notre pauvreté n’étaient qu’intérieures
Et qu’on était responsables de ce que l’on cultivait en dedans,
Que poursuivre nos rêves était un plaisir sain et important,
Car notre aura rayonne différemment selon notre niveau de bonheur.
Le pessimisme englue tout sur son passage, d’un voile morose
Et d’une vision destructrice, il sape  les plus beaux matins
Alors que tout devient si limpide, si simple, si enfantin,
Quand on met sur la vie tout un dégradé de roses…

Bien sûr, je ne peux pas mettre ces choses sur mon CV…
Pourtant elles font la différence…

Les programmes d’étude sont uniformes, basés sur l’égalité des chances
Mais la vie a sa propre école de formation… individualisée.
S ‘il n’y a qu’une solution à n’importe quelle opération
Il ne peut y en avoir résolument une seule à l’existence
On mène tous notre barque à notre façon, en pagayant suivant la mouvance
Personne n’a tort, et inversement… personne n’a raison


Je ne suis peut-être pas la meilleure, peut-être pas la plus qualifiée
Je n’ai peut-être pas le profil type du candidat idéal
Bien sous tous rapports, au parcours brillant, sans égal
Mais peut-être aussi que vous vous trompez… de priorité.
Si cette lettre vous fait réfléchir, juste un petit peu, sur vos critères de jugement
Et que ce nouvel éclairage vous permette de projeter l’autre au-delà de la simple écriture,
Qu’il vous incite à examiner différemment les candidatures,
Alors ni vous ni moi, n’aurons complètement perdus notre temps

Je vous remercie de l’attention que vous m’avez momentanément portée,
Et je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations les plus distinguées.

Cordialement...

... LW....          


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16 août 2004

Conduite Dangereuse...


Se perdre n’est parfois qu’une façon de mieux se trouver
Quand on se perd, on est plus à l’affût d’indices
Quand on se perd, on est plus sensibles aux préjudices
Que la situation nous porterait, si elle venait à durer…
Se perdre est peut-être même la condition idéale
Pour recentrer le sujet, pour toucher l’essentiel

Sans se voiler derrière nos masques de superficiels…

Se perdre aux confins du doute, du mal être, de l’illusion,
Se sentir égaré sur des chemins mal balisés
Que personne ne sait vraiment trouver, ni emprunter
Ils effraient de leurs relents de souffrance et de rébellion
Pourtant, il arrive que l’autoroute, et son bitume si lisse,
Nous lasse de son uniformité,
de sa quiétude routinière
Qu’elle nous fasse nous sentir morose dans son immensité si casanière
Et puis des fois, on ne le fait même pas exprès, on glisse …

La sortie de route par trois tonneaux de renversement
La sortie de route par bretelle de sortie sous contrôle
La sortie de route pour voir si c’est drôle…
La sortie de route sans qu’on s’y attende vraiment…
Quelle que soit la façon, la sortie de route
Nous fait avancer, différemment, avec un autre angle de vue
On peut enfin se sentir libre, loin des sentiers battus
On peut enfin laisser libre cours à tous nos doutes…

Puis renforcés par ce bol d’air frais hors de l’air vicié
Du champ de pensée dominant, on se ressent exister
Dans sa réalité, sa vérité, son envie de s’auto diriger
Même si le chemin est de travers, il va plus vite à la vérité…
Une fois découvertes, ces sentes parallèles,
Qui fleurent bon l’authenticité et le naturel
Qu’il est donc difficile de réintégrer le réel d’ici
Ce champ de mines où s’entretuent tant de saboteurs de vies…

Mieux vaut se perdre dans un décor différent, mais tellement plus beau
Que d’accepter en fermant les yeux une vie en demi-teinte
Que d’accepter le jeu social dans toutes ses astreintes
Je me perdrai jusqu’à l’infini s’il le faut
Je n’ai pas peur d’emprunter les sentiers obscurs
Le noir ne m’atteint plus, je sais que ces chemins-là sont plus sûrs
Le noir ne me fait pas peur quand la lune m’éclaire
Bien mieux et bien plus fort que tous vos lampadaires ! …


 

... LW...

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31 juillet 2004

Le Dernier Concile

On est là comme des imbéciles
Chacun flanqué là, sur son bout de divan
C’est l’heure du dernier concile
C’est l’heure du bilan…
Il n’est pas glorieux cet épilogue
Dont on n’arrive même pas à savoir
Au milieu du brouillard
Si c’est un dialogue… ou bien deux monologues…

Il va falloir être moins égoïstes
Il va falloir enfin penser à soi
Dans ce remue-ménage d’émois
On se rejoint pour une fois sur la même piste
On a tout partager sans jamais s’en mêler
Sans se poser de questions trop difficiles
C’était tellement mieux de ne pas voir le péril
Qui nous guettait, en ne voulant pas s’écouter…

Maintenant qu’il est trop tard
Maintenant qu’on ne peut plus changer de cap
On doit éviter que tout dérape
Et devenir enfin partenaires dans nos déboires
C’est plus facile de se dire que tout est fini
Qu’on n’a plus à se donner la main
Qu’on n’a plus à prévoir ensemble nos lendemains
C’est plus facile d’essayer d’être amis…

Il y a tellement de rancœur
Tellement de détails qui ne sont pas passés
Que la liste ne fait que s’allonger
Quand on prend la peine en plein cœur
Mais le bilan, ce n’est même pas ça,
Le bilan, c’est faire avec tout ça l’avenir
Parce qu’il faut bien continuer à sourire
A vivre et à construire, même sans toi, même sans moi…

Les heures tournent comme des acharnées
Les mots sortent enfin de leur carcan
Ils libèrent tous leurs mauvais sentiments
Et soulagent les rêves et les cœurs brisés
sur mon bout de canapé, je me sens mal
Mais je me sens bien…
Sur ton bout de canapé, tombé de ton piédestal
Tu comprends à quel point je t’en veux…

Seul témoin de nos douleurs, le canapé s’est enfin endormi…
Livrera-t-il tous nos secrets ?
Les gardera-t-il comme de simples portraits
Portraits d’humains déchirés, mal assortis
Qui ont vécu sur lui, leurs derniers moments
Pauvre divan fatigué de ces tumultes de sentiments
Lui aussi a bien mérité l’apaisement
L’apaisement de la rupture qu’on s’avoue enfin vraiment….


... LW...    

 


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20 avril 2004

Epilogue

Tu voulais qu’on suive la route ensemble
Tu voulais qu’on bâtisse un empire ensemble
Tu voulais beaucoup de choses… peut-être trop
Tu voulais juste être moins seul… mais en solo

On s’était mal compris
On lisait pas le même journal
C’est vrai que souvent ça me faisait mal
Mais je te croyais mon ami…

Regarde maintenant où on est arrivés
Franchement on aurait dû le voir avant
Pourquoi s’être obstiné si longtemps
Plus dur est l’atterrissage…forcé

Le pire dans l’amour qui s’éteint
C’est les cendres qui volent partout
Dès qu’on souffle par en-dessous
Pour rallumer un brasier défunt…

Ca vole partout et ça fait pleurer les yeux
Ca pique, ça sent mauvais
Il faut longtemps pour les aspirer
Ca encrasse tout, même les cœurs les plus bleus…

Bien sûr… on savait pas…
Que ça finirait comme ça…
Suffisait pas de vouloir se faire un chemin
Il aurait fallu… se tenir la main…


... LW...      


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18 avril 2004

Laissez-moi croire...

Laissez-moi croire... que ce que porte l'amour mène plus loin...
Que ce que la haine soutient...
Laissez-moi croire... que ce qui nous rend vivants...
C'est de pouvoir sentir, et ressentir... d'éprouver ses sentiments,
Et que s'aveugler de rancoeur, de colère, de torts et de remords,
Nous déshumanise... et fait de nous des demi-morts...
Laissez-moi croire... et encore croire...
Et brandir cette foi plus haut que tous les drapeaux noirs...

Que signifie être vivant ?... si l'on n'existe pas dans l'instant ...
La vie... elle coule en nous, ici... maintenant...
Que savons-nous de la prochaine minute ?... tant qu'elle reste en suspens...
Que savons-nous de nos demains ?... tant qu'on les attend...
Courir après le temps, c'est vouloir étreindre le vent...
S'arrêter dans le temps, c'est vouloir lutter à contre courant...
Parce que la vie ne cesse jamais sa marche en avant...
Le bon moment... il ne se trouve que dans le moment... présent...

Laissez-moi croire, que l'on peut... à force de vouloir
A force de croire, et de nourrir précieusement cet espoir,
Laissez-moi croire, oui... que l'on peut tout apprécier de l'histoire...
Et que l'on ait envie de s'y laisser conter... jusque très tard...
Laissez-moi croire... qu'il n'est jamais ni trop tôt... ni trop tard...
Que la lumière n'est jamais... ni trop forte ni trop faible... ni illusoire...
Que l'utilité des choses... n'est qu'une question accessoire...
Tant qu'on a la force d'aimer et de croire...

Et c'est quand le soleil décline qu'on a encore plus besoin de cette force-là, hein ?...

 ... LW ...      

  

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