19 février 2009

Bilboquet Sentimental...


Là d'où nous venons... et là où nous sommes conduits...
Là où nous nous trouvons... et là où l'on se fuit...
Là où nous allons... et plus loin vers l'horizon...

Les circonstances... Les absences...
Les périodes de convalescence... Et celles de seconde chance...
L'éloignement... désiré ou imposé...
Subi ou béni... physique ou émotionnel... réel ou supposé...
L'amour et l'amitié y disent parfois "merci!"...
Sauf quand on les y remercie...

Aimer au-delà du temps... en restant dans le présent...
Comme un rêve d'infini qui dérive de l'utopie...
Cartes en main coupées par des coups de destin...
Qui hachent les demains comme rien...
Qui gâchent et qui font des taches...
Sur nos attaches...

A la merci des circonstances...
Comme un couperet qui tombe sur nos présences...
Qui permet par nos absences...
Des retrouvailles de pleine puissance...
Quand la force des liens terrasse l'éloignement...
Quand le sentiment se renforce de loin...
On ne redoute pas ces moments...

Ce ne sont ni les circonstances, ni les absences...
Qui creusent des distances...

La présence, bien mieux y réussit
Quand l'usure des jours emprisonne nos vies...
Dans des scènes rejouées sans arrêt...
Des morceaux de quotidiens qui tuent le plaisir
Des remake à n'en plus finir...
Des fois... on n'le sent pas... des fois on l'sait...

Bilboquet sentimental...
Valse aux je t'aime qui se font la malle...

Et qui reviennent...
S'enchainer au bout de leurs ficelles humaines...
Se poser là comme un retour obligé...
Et se renvoient en l'air...
Et se refont l'amour ou la guerre...

Au gré des circonstances... et des proximités...

Dans le va et vient de la vie, on va et on vient nous aussi... évidemment...
Notre vie, nos sentiments ne peuvent vivre eux aussi, que dans le mouvement...


... LW...

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19 janvier 2009

Un Monde Unicolore...

Pour faire un monde qui convienne à toutes les mesures...
Il faut l'éclairer en premier lieu d'un grand soleil...
Et pour préserver les peaux les plus fragiles de ses brûlures...
Il faut prévoir assez d'arbres pour ombrer, et rafraîchir sans pareil...

Sous ce soleil et à l'ombre de ces arbres, une pièce d'eau qui scintille...
Et des enfants qui jouent à cache-cache en riant...
Des gens qui prennent juste leur temps...
En conjuguant au présent des envies de vivre qui frétillent...

Des yeux... qui savent s'ouvrir et s'émerveiller...
Des oreilles ... pour entendre et pour écouter le chant du vent...
Une bouche ... pour goûter et apprécier toutes les saveurs du temps...
Un nez... pour s'enivrer et se sentir respirer...

Un cœur... aussi vaste que fort, pour aimer sans chercher à dominer...
Des mains... pour toucher, pour saisir et s'imprégner sans chercher à posséder...
Des bras ... pour étreindre sans chercher à enserrer...
Des jambes ... pour porter nos pas sans chercher à gagner, ruiner ou humilier...

Du bonheur ?... Il n'existe pas de matériau à l'état brut qui puisse le forger
Le bonheur habite dans le cœur des gens qui vivent simplement...
Le bonheur ne loge dans aucune grotte secrète dont on aurait égaré l'emplacement...
Il est là, en chacun de nous... comme une composante programmée...

Avez-vous du soleil ? des arbres ? des enfants qui jouent à contempler ?
Avez-vous des yeux, des oreilles, une bouche, un nez et un coeur prêt à aimer ?
Avez-vous des mains, des bras, des jambes en état d'être utilisés ?
Alors... au monde, que pouvez-vous encore demander ?..

Vous possédez en vous la recette du bonheur... c'est évident...
A vous de décider de retrousser vos manches et d'enfiler votre tablier...
Nous pouvons tous être de merveilleux chefs cuisiniers...
Si nous savons utiliser et doser chacun de nos instants...

Avoir besoin de tout englobe trop de paramètres... le bonheur suffirait amplement à calmer la faim...

http://www.smileys-gratuits.com/smiley-quotidien/quotidien-2.gif ... LW ...       

  

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22 août 2008

Ce n'est qu'un au revoir...

Le bonheur, en partant, m'a dit qu'il reviendrait...
Que 
quand la colère hisserait le drapeau blanc, il comprendrait...
Le temps du pardon et du calme revenu, il saurait
Retrouver le chemin de la sérénité, de l'arc-en-ciel et de l'après...
Le bonheur, en partant, m'a promis de ne jamais m'abandonner
De ne pas oublier les doux moments partagés,
Et d'
y écrire une suite en plusieurs volumes reliés,
Tous dédiés à la gloire du moment présent à respirer...


Le bonheur, en partant, m'a fait
de grands signes de la main,
Comme des caresses pleines de promesses
sur mes lendemains,
Il m'a adressé ses meilleurs vœux sur mon destin qui s'en vient,
Et je crois en lui bien plus qu'en tous les devins...
Le bonheur est un ange aux ailes fragiles, un colosse aux pieds d'argile,
Il a besoin d'air, de lumière, de liberté et d'une terre d'asile,
Je veux être son antre
dès ses premiers babils,
Pour peu qu'il me le permette, le bonheur n'est jamais un projet futile...


Le bonheur, en partant, avait le cœur aussi serré que le mien,
Son sourire en bandoulière, il est parti vers d'autres chemins,
Rencontrer ses pairs au détour des larmes et des chagrins,
Que versent pour un rien, tous ces pauvres humains...
Le bonheur, est parti, missionnaire, rallier d'autres fidèles,
Il veut plaider sa cause et convertir tous les rebelles,
Leur montrer à eux aussi,
combien la vie est belle,
Si on lui laisse assez de place pour l'orner de ses dentelles...


Le bonheur, en partant,
m'a fait un clin d'œil,
Je sais qu'
il reviendra, je ne porte pas son deuil,
Il ne fuit pas, il s'en va conquérant réparer d'autres écueils,
Pour me revenir
encore plus grand, se reposer dans mes fauteuils...
Le bonheur, en partant, ne me quitte pas vraiment...
Je sais que
même de loin, il éveille mes sentiments,
Il entend mes hésitations et m'oriente résolument et surement,
Le bonheur est
une étoile qui me guide par tous les temps...


Le bonheur, en partant, laisse des empreintes si fort gravées,
Qu'on ne peut ni l'oublier ni le renier... juste l'envie, encore, de l'embrasser...

 

... LW...

" Le bonheur, en partant, m'a dit qu'il reviendrait."
Jacques Prévert


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21 juin 2008

Ritournelle Existentielle...

Ca commence par un cri, la mélodie de la vie...
Pas encore rompu aux cadences, tu crèves le silence, sans nuances...
T'improvises tes vocalises... T'as le secret du caprice qui terrorise...
T'entames ta litanie, sans égard pour les bases de l'harmonie...
Pis tu grandis
,t'apprends à placer tes accents, tu t'fais les dents...
Tu quittes le mode mineur, t'es chez les grands maintenant...

Tu veux plus qu'on te cajole
avec des fariboles,
Dans ta geôle, t'en as trop sur les épaules...
Les refrains du train train quotidien des anciens
Manquent d'entrain et désaccordent tes arpèges sereins...
La coupe est pleine et tes couplets se déchainent...
Tu brises tes chaines, t'attaques la vingtaine en fier capitaine...

Tu composes ta partition en solo, du fond de ton studio,
Sur des portées qui s'envolent, t'improvises avec brio de nouveaux duos...
Tu te bricoles ton music-hall version rock and roll sans bémol,
Tu nettoies les idées reçues et tes ras-le-bol au vitriol de tes idoles...
Tu guillotines tes visions enfantines, à coup de nicotine assassine,
Plein d'adrénaline, t'imagine... la vie sans barres de mesure et sans épines...

La trentaine change la tessiture, tu cherches des temps qui rassurent 
...

Tes marmots en appogiature, tu t'aventures à de nouvelles armures...
Tu revois tes arrangements, tu te dégages en contrechant, t'accentues les mordants...
Tu transpires et tu transposes, tu conspires et tu composes,
T'acceptes les règles, t'as plus le temps de les remettre en cause...
Tu négocies les accords et tu te plies à leurs renversements...

Comme un glissando soudain qui dérange ton tempo,
La quarantaine t'entraîne à revoir tes credos avant le dernier Da Capo...
Le coeur ballant et les notes qui s'emballent, balancé entre ta vie et tes envies...
Tu t'aperçois que le temps t'est compté pour terminer en beauté ta symphonie...
Tu te jettes à corps perdu sur des accords plus graves...
Et tu braves de nouveaux octaves sans plus aucune entrave...

Dernière reprise permise, dernières notes qui s'écrivent...
La coda approche à grands pas, tu veux finir avec maestria,
Le point d'orgue de ta Dolce Vita, tu le veux sforzando et sans tremolo...
Avant que n'arrive le dernier sursaut du Cygne, tu veux encore faire le beau...
Tu revois tes intervalles et tes rythmes bancals sur un ultime diapason,
Pour libérer tes tensions enfin à l'unisson... en suivant la pulsation...

T'as des envies parfois de réécrire toute la partition par endroits...

Pour équilibrer les temps forts et les temps faibles qui ont rythmé tes pas...
Mais la musique ne s'écoute pas au passé, tu peux pas rembobiner...
Juste fermer les yeux pour écouter, et apprécier les meilleures notes égrenées...
Toutes les mélodies recèlent leurs trésors, même si on loupe quelques accords...
L'essentiel, c'est de continuer à y croire fort... Toujours et encore...


... LW...


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20 juin 2008

En Avant la Musique !...


La musique est une aventure,
une couverture...

Ca commence par une ouverture...

J'amorce le prélude, sans inquiétude, j'ai l'habitude...
Sans rigolade, ni salade, je veux pas d'une ballade...
Je joue ma sérénade, à grands coups d'oeillades...
J'élargis l'amplitude, avec promptitude, tant pis si je me dénude...

Si je veux pas m'faire un nocturne taciturne dans ma turne,
Faut que j'adapte mon solo, au bon tempo sur sa libido,
Opération Commando en crescendo, en vrai aficionado...
J'assume, et je me consume devant cette bonne fortune opportune...

Je lui explique, ça se complique et ça devient comique,
L'art de la fugue et de la contre-fugue qui se conjuguent...
Il n'objecte rien, je sens que je le subjugue...
Avec ma dialectique érotique de grand orchestre symphonique...

Je lui propose une berceuse mélodieuse et voluptueuse
Et ses variations sur tous les tons, du ténor au baryton,
Sans faux-bond sous l'édredon, jusqu'à l'abandon,
Une pastorale langoureuse, de polyphonies amoureuses...

J'envisage la gymnastique sur gymnopédies électriques,
La pratique des harmoniques, y a que ça de vrai en musique,
Classique, Soul ou Pop Music, faut des accords éclectiques,
Et une ligne mélodique basique pour soutenir la rythmique...

Puis je balance un silence... En toute innocence, sur mon insolence
Je compose en virtuose, en ne négligeant ni les soupirs ni les pauses
Un descrescendo forte subito qui s'impose avant l'apothéose
Les nuances sont d'une telle importance dans les cadences !...

Je mesure mon petit effet, l'air satisfait de mes couplets...
Je réserve l'étude du scherzo et du rondo pour après...
S'il a besoin d'un tableau plus complet pour visionner le topo...
"No comprendo" qu'il m'répond, aussitôt en dolby stéréo...

Ah ben c'est bien ma veine, je disserte, je me donne de la peine
Et c'est pas évident... d'aborder comme ça le prétendant...
Qui, en passant, aurait quand même pu ôter ses lunettes en m'écoutant...
Pour pas que j'me méprenne sur ses non-dits qui me surprennent...

Laisse aller va ! C'est pas une valse, bonjour l'impasse !
Même pas fichu de me regarder en face, il lorgne vers ses godasses
Comme s'il cherchait quelque chose, là c'est bon : j'ai ma dose !
J'explose
,
on dirait que je l'indispose cet espèce d'albinos morose...

Je tourne les talons d'un pas décidé, j'ai ma fierté moi !...
Et Vlan ! Voilà que je me prends les pieds dans je ne sais quoi...
Décidément... Je fusille des yeux le sol...
Pour y découvrir l'objet : une canne toute blanche avec un drapeau espagnol...

La musique est un langage universel dit-on...
A quelques bémols près, ce doit être vrai...
J'ai ramassé la canne et l'ai apporté à l'albinos tout près...
Et puis je suis rentrée... sans prétendre à plus d'unisson...

Solo !.........

... LW...

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12 juin 2008

La Vie Enfumée...


"
FUMER TUE "
Avertissement provocateur...


On trouve cette inscription sur les paquets de cigarettes...
Ah bon ?... Fumer tue...
Est-ce que c'est vrai ?... Peut-on en douter ?... Peut-on l'ignorer ?...

Les cyniques diront qu'il faut bien mourir de quelque chose, alors ça ou autre chose...
dans la vie en rose qu'on nous propose, c'est un peu comme s'asséner 
une overdose à petites doses...
Le poison qui tue lentement, en s'insinuant partout, dans tous les organes, dans toutes les artères,
et qui nous avance inexorablement, vers la fin de notre ère...

Les bouffées les unes après les autres, qui défient le cancer, jusqu'au manque d'air...
Cette fumée qui étouffe, que l'on retient d'un souffle... A quoi elle sert ?...

L'acte de fumer serait donc orienté vers un suicide à petits feux, qui nous consume ...
qui nous rend ainsi égal au tabac qui se consume en son papier vers des regrets posthumes...
Des regrets ?...
Non, les fumeurs ne regrettent pas leur vice, même sur le lit de leurs derniers supplices...
Ils continuent jusqu'au bout à défier leurs corps, même à demi morts...
Pitoyable, incroyable, cet engagement jusqu'au bout du non respect de soi...

Le plaisir du fumeur, se réduit au fil des années
, au fil des cigarettes allumées...
Il tend à disparaitre pour se métamorphoser en besoin récurrent de se sentir comme envahi, possédé par cette fumée...
Le plaisir n'est réel que dans le soulagement du manque qu'il apporte,
Un apaisement en quelque sorte...
Une dépendance qu'on se crée, et dont on finit par ne plus tirer aucune jouissance...
Un culte du morbide, entrecoupé de quintes de toux sordides... qui montent en puissance...

Mais
le fumeur n'est pas une victime impuissante, asservi à sa nicotine...
Il choisit en toute lucidité de s'enfermer
dans cette complicité qui le ruine...
Oui, fumer tue... Et cette vérité connue entraine le fumeur
dans une danse masochiste et macabre...
Et il les fume ses cigarettes... comme les clous d'un cercueil, qui cerneront son cadavre...
Sans honte, sans crainte, sans remords... et souvent même sans plaisir ...
Il a sans doute plus peur de vivre que de mourir...

Comme un handicapé qui s'appuierait sur sa cigarette, avec la mort inscrite à son entête,
Qui s'ennivre de sentir le mal parcourir tout son être, à s'en faire tourner la tête...
Le fumeur n'est ni à plaindre, ni à blâmer, il sait se juger par lui-même,
Dans sa faiblesse et ses sursauts de survie, quand il s'ouvre à ses dilemnes...
Pas d'arguments valables, ni raisonnables pour le détourner de son alliance morbide,
Même pas un duel personnel, 
juste un pacte cruel pour fuir son propre vide...

Et cette inscription,
avertissement hypocrite gravé sur les paquets de cigarettes,
Est-ce pour nous permettre de mourir les yeux bien ouverts à cet indéniable fait ?...
Ou pour se dédouaner de nous autoriser la pratique
d'une euthanasie quotidienne ?...

... LW...

 

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05 mai 2008

Lâchons tout...

   

Redonnons à la spontanéité la place qu'elle n'aurait jamais dû se faire voler...
Trop de règles à respecter, le jeu devient vite compliqué...
On est là, prisonniers de conventions et d'apparences à sauver,
Sous les traits de pantins bancals ruinés par le jeu social,
Nous nous débattons entre le bien, le mal et la morale,
Entre les mensonges admis et les vérités cachées...

   
Laissons sortir nos pensées soudaines même insensées,
Laissons grandir nos rêves en pleine réalité...
Rien ne sert de vouloir les enfermer dans la conformité,
Nous sommes tous différents, c'est notre seule richesse...
Le monde a bien besoin d'un peu de hardiesse,
Pour s'ouvrir à des lendemains moins désenchantés...
   
Les meilleurs moments sont toujours ceux qui s'égarent,
Ceux qui dérapent de la trame prévue de l'histoire...
Les meilleurs moments sont ceux qui restent en mémoire
Par la joie inattendue qu'ils ont provoqué
Par l'absence de compromis raisonnés
Qui les auraient bloqués dans une sagesse illusoire....
   
Exerçons-nous à retrouver dans la confiance instinctive
Ce petit plus qui vaut la peine qu'on vive...
Cette étincelle de simplicité et de sincérité
Qui nous permet d'être ce que l'on est...
Qui nous fait accepter que bien qu'imparfaits,
Nous abritons nos trésors sous notre unicité...
   
La spontanéité mise tout sur l'instant présent,
Et dévoile ses envies sans y réfléchir plus avant...
Expression sans préméditation de ce que l'on ressent,
Elle libère des ruminations assassines
Que font naître les pulsions refoulées clandestines...
La spontanéité, c'est ce qui nous rend vivant...

Ne bridons pas nos émotions par un dressage forcé...
Nous n'avons rien à y gagner...

 ... LW...


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07 avril 2008

Géograhie Intimiste


" Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie." 
Anna Gavalda

 

Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie...
Il a gravé une empreinte forte au croisement de nos regards...
Chaque visage, c'est comme un nouveau paysage que l'on apprécie...
Qui s'évapore avec le temps ou qui s'accroche à notre mémoire...
Les traits de ton visage ont ricoché dans mes yeux,
M'éclaboussant le cœur au risque d'y noyer ma raison...
Rafraîchissant par là des sentiments paresseux...
Qui ne me posaient plus de question
...


Dans ma tête, défilent en un diaporama continuel,
Toutes ces images de toi, ces photos saisies en l'instant,
Qui changent ta géographie, comme des polaroïds émotionnels...
Dans mon souvenirqui s'imprègne, de tes reliefs changeants...
Comme un reportage photo qui se serait réalisé à mon insu...
Toutes tes mimiques gravées, et tes détails zoomés...
Un port auquel on s'attachemême quand on ne le voit plus...
Comme ces lieux à fort courant tellurique éprouvé ...


Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie...
J'ai suivi ses courbesdes yeux, caressé ses contours de mes mains,
J'ai goûté le grain de sa peau, et j'y ai doucement appris...
Comme il était bon de voir se refléter dans tes yeux, l'éclat des miens...
Je reçois comme des cartes postales tous ces souvenirs de toi,
Qui accostent sans que je les poste, à ma boîte aux sentimentsdepuis...
Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie...  
Et j'ai le cœur à l'envers quand je suis loin de toi...


Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie...

... LW...      


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07 mars 2008

Le Gilet Noir...

Aujourd'hui je me suis acheté un gilet noir...
Un gilet noir, comme des millions de gilets noirs,
Bien sûr, maintenant il es trop tard...
Mais j'aurai quand même bien.. voulu savoir...
Combien de gilets noirs, on peut s'acheter dans une vie ?...


Faut dire que le gilet noir...
Ca s'met avec tout, ça se fond dans n'importe quelle tenue,
C'est passe-partout, aps d e faute de goût
Un gilet noir, tout noir, tout simple et sans frou-frou
Un gilet noir qui amincit même les plus charnues...
Combien de gilets noirs peut-on côtoyer dans une vie ?...


Faut avouer que c'est difficile de s'en passer
D'un gilet noir dans la pend'rie, en cas d'urgence ou d'nécessité,
Ou les cas de force majeure, vraiment désespérés,
On sait qu'on peut compter sur sa discrétion appréciée
Un gilet noir quand c'est foutu... ben ça nous manque...
Combien de gilets noirs peut-on user dans une vie ?..


Un gilet noir, ça a le goût du secret...
Ca en raconte un peu sans en dire trop...
Ca parle de nous... en plus discret,
Ca protège ce que l'on est, comme un costume de Zorro
Un gilet noir... un peu... comme une armure...
Combien de gilets noirs peut-on porter dans une vie ?...

... LW ...    


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12 janvier 2008

Poussée de Mots...


Quand tout à coup, je sens les mots pousser leurs sons en moi,
Ils se répètent en boucle plusieurs fois, plusieurs fois… jusqu’à …
Je sais que je ne pourrais pas les retenir sans les écrire,
Parce que leur vitesse croissante m’empêchera de m’en souvenir…
Alors je note, ces mots qui sortent, qui sortent et qui sortent encore,
Jusqu’à ce que le terme naturel s’annonce d’une conclusion sans appel
J’établis une connexion directe entre la pensée et le matériel...
Les mots apparaissent comme par magie… c’est beau de voir leur essor !... 


Je suis dans le rythme et l'assonance, tout en cherchant un sens
Je suis la voix qui se pose en cadence, sur des mots qui se balancent...
Je deviens son qui se déhanche, sous une plume qui s’épanche…
Je deviens souffle qui se penche sur les lignes de ma page blanche…
Assaillie par des mots,  qui se bousculent en files désordonnées
Formant des chaînes qui s’alignent en petits paquets inégaux,
Je récupère en mémoire vive ces phonèmes de l’instantané
Qui viennent se figer à l’encre de mon stylo….  


Les mots ondulent entre les silences, dans une ponctuation qui se veut rythmée
Chaque syllabe martèle son existence, sur une musique qui reste à inventer…
Et la tension monte au fur et à mesure que le rythme s'assoit...

Les mots prennent possession de leur sens et se déploient...
Guidés par la musique qui me secoue les tripes, les mots s’envolent
Et se grisent, en s'accrochant les rimes à des pensées sauvages,
Qui m’ont pris en otage, et m’interdisent tout inutile bavardage…
Noter ces volutes de sons, qui ont pris mon contrôle…


Quand enfin la tension cesse, et que l'exercice prend fin...
Je découvre alors, tracés de ma main, des mots qui bien qu’étant les miens…
M’apparaissent comme une découverte que je fais en les lisant
Je note des sens dont je n’avais pas conscience… mais je me comprends…
Deux réflexions parallèles s’emboîtent, en une danse verbale et silencieuse,
Non dans une lutte pour supplanter l’autre, mais bien en étroite collaboration,
Pour donner naissance, par leur union et leur mutuelle implication,
A une photographie d'un instant de vie, soutenue par une mélodie à la fois sourde et radieuse…
   

Je ne sais pas ce qui est le mieux...
Une bonne poussée de fièvre ou une bonne poussée de mots ?...

... LW...

 

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