05 février 2010

Moi aussi, je rêve...

" On aimerait tant avoir une chance de changer des choses qu'on nous impose, afin d'éviter qu'on explose..."
Grégory Lemarchal

Je rêve... oui... les yeux grands ouverts sur aujourd'hui comme sur demain...
Je rêve d'agrandir l'espace pour regarder mon horizon d'encore plus loin...
Je repousse les murs de la raison pour caser toutes mes envies...
Je rêve d'une vie en forfait illimité sans options prédéfinies...

Je rêve... mais ça s'impose, si on veut pas finir la vie morose...
La mort au bout, comme un bourreau, c'est pas une vue bien rose...
Du rose aux joues de ceux qui vivent la vie jusqu'à l'overdose,
Ou du rose aux joues de ceux qui s'effarouchent de ce qu'ils n'osent,
Il faut bien choisir...

Je rêve, pas de la semaine mais, de journées de 35h00...
Un minimum pour avoir le temps de prendre le temps...
Pour vivre des vies comme on en écrit dans les romans,
Tabulations et points de suspension inclus et pagination couleur...
Il faut bien ça pour respirer...

Je rêve, pas de cabines UV mais, de vrai soleil à bronzer...
Sentir ma peau chauffer et mon corps ronronner de plaisir...
Pour transpirer de bien être au bord d'un paradis à éprouver,
Aller au bout de mes envies par la force de mes désirs...
Il faut bien ça pour se sentir vivre...

Je rêve de plages dans mon agenda, non pas de sable, mais de temps...
Libres et ouvertes à tout imprévu et à tous les hasards...
Pour oublier un peu le rythme impossible avec lequel je me bagarre,
Balancer dans l'écume des jours, le chronomètre de la vie pour très longtemps..
Il faut bien ça pour lâcher prise...

Je rêve, non pas d'un monde ailleurs, mais juste de celui-ci en meilleur...
D'un genre humain pas différent, mais juste un peu plus... humain...
Qui arriverait à comprendre enfin...Que notre but comme notre moyen,
Ne tient en rien aux statistiques et à l'économie de marché...
Et pour ça, on a juste... besoin d'aimer...

Je ne veux pas exploser, je veux qu'on arrête de nous imposer
Une vie monochrome aux couleurs de perte d'envies...
Je veux juste que mes rêves déteignent un peu sur la réalité...
Je sais pas bien tout ce qu'il faudrait changer...
Mais peut-être que pour ça, il suffit juste d'oser...

Rêver... oui mais les yeux grands ouverts...

  ... LW ...

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19 novembre 2009

Un petit coup de main ?...

" Mon fils, si tu as besoin d'un coup de main dans la vie, n'oublie pas de regarder au bout de tes bras."
Andrée Maillet

Au bout de mes, bras, moi j'ai trouvé des mains...
Et au bout de mes mains, il y avait une dizaine de doigts...
Ils n'avaient rien de spécial à faire, ils s'ennuyaient et s'éparpillaient...
Parfois chacun dans des directions opposées, ils s'agitaient...
Mais je sentais quand même qu'ils étaient plein d'énergie,
Et que peut-être en les guidant un peu, ils pourraient trouver une harmonie...

D'abord je m'en suis servi comme boulier pour apprendre à compter
Avec eux tous réunis, je pouvais dénombrer à l'infini le monde entier...
Et chacun avait sa place dans des suites chiffrées illimitées...
Mais l'infini mathématique est bien trop grand à explorer,
Rapidement le jeu les a lassé et à nouveau, ils ont recommencé...
Recommencé à s'ennuyer... sans plus aucune activité...

Je me suis aperçu alors, qu'ils pouvaient aussi parler...
Ils pouvaient mimer le monde et narrer mes histoires...
Chacun d'eux avait alors une place et sa propre mémoire,
Et réalisait des figures, des rythmes et des envolées...
J'avais la vie qui dansait au bout de mes doigts...
Mais danser seuls dans le vide, je sentais bien que ça leur plaisait pas...

J'ai compris que mes doigts au bout de mes mains, devaient vivre unis...
Ils avaient besoin de faire ensemble l'expérience de la vie.
Je les ai approché de toutes sortes de matières, ils ont découvert le toucher...
Ils ont aimé devenir sensitifs, sensuels et même sensés...
Ils ont touché, pétri, caressé ; ils ont aimé, souffert et exploré...
Mais ils ont surtout découvert le pouvoir de créer...

Alors je leur ai donné des choses pour les aider, pour les guider...
Une plume, un papier, un clavier, des crayons, des idées...
Timides ou timorés d'abord, ils ont appris le plaisir de l'envolée...
De la contrainte première, ils ont atteint le plaisir de se révéler...
Et parfois je peine à suivre leurs glissages débridées,
Et j'aime ça... sentir leurs envies et leur liberté...

Au bout de mes bras, j'ai trouvé deux mains pleines de doigts
Qui n'avaient aucune existence tant qu'ils ne servaient pas...
Ce dont on a besoin, et qu'on cherche en vain parfois,
On l'sait pas... mais on l'a peut-être déjà en soi...
Beaucoup de ce qui sort de moi passe par eux, et je ne sais pas...
Au final, qui d'eux ou de moi, a donné à l'autre un réel coup de main ?...

... LW ...

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07 juin 2009

Super Woman...

On va faire un peu d'arithmétique basique
5 + 16, ça fait ?... 21 ! Bien !
Anciennement, c'était le chiffre de la majorité, de la liberté, hein !
Pourtant chez moi il fait pas l'même déclic !

5 heures... 5 heures de sommeil par nuit
16 heures... 16 heures de course à la vie
Reste 3 heures....
3 heures pour faire la nique au bonheur...

C'est pas super Woman qui vient vous faire un slam
Je passe mes charmes avant mes drames
Quand je déclame, pour pas tirer d'alarme
Mais des fois je m'enflamme !...
Et c'est mon ras le bol que j'ai envie de lâcher
Parce que des fois je suis fatiguée... Juste fatiguée...
Même pas amère ni en colère...
Juste un peu marre qu'on m'pompe tout mon air sans en avoir l'air...

Les doubles journées, les doubles corvées, les doubles casquettes
Et malgré l'épuisement qui parfois me guette
Faudrait toujours garder le sourire, jamais faire la tête
Et être en toutes circonstances pomponnée comme une midinette...
On gère et on orchestre avec brio tout notre petit monde
On le porte à bout de bras, de force et de patience
On défriche et on dépoussière tout à la ronde
Pour embellir le quotidien de l'existence...

On les attend même pas les merci...
Même pour nous c'est normal
De s'occuper des chaussettes sales
De servir de post it et de taxi...
Et puis des fois sans qu'on sache pourquoi
Un petit rien déclenche un tsunami singulier
Un truc qui se met à déferler et on se met à hurler
Pour une broutille qui soudain... ne passe pas...

On se heurte alors à l'incompréhension
« Pourquoi tu deviens hystérique ? Pourquoi tu cries ? »
Oui... La question est intéressante : pourquoi tu cries ?
Comme ça … Sans raison...
Mais ces raisons qui... « n'existent pas »...
Je sais bien que toutes les femmes ici les comprendront
Sans avoir besoin que je les détaille à fond
A peu de choses près on livre toutes les mêmes combats

On répète les choses un millions de fois
A croire qu'on évolue dans un monde de malentendants chroniques
On passe, on ramasse, on range, on organise et on nettoie
On écoute, on câline, on supporte les critiques...
On relègue ou on diffère nos besoins et nos envies
Même quand après une journée bien remplie
On aimerait bien aussi se vautrer sur le canapé
En attendant qu'arrive comme par magie un diner tout préparé...

Mais Super Woman... Faut pas l'oublier...
C'est jamais qu'une série télé...
Et j'ai vraiment pas envie de lui ressembler !...


... LW...


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19 janvier 2009

Un Monde Unicolore...

Pour faire un monde qui convienne à toutes les mesures...
Il faut l'éclairer en premier lieu d'un grand soleil...
Et pour préserver les peaux les plus fragiles de ses brûlures...
Il faut prévoir assez d'arbres pour ombrer, et rafraîchir sans pareil...

Sous ce soleil et à l'ombre de ces arbres, une pièce d'eau qui scintille...
Et des enfants qui jouent à cache-cache en riant...
Des gens qui prennent juste leur temps...
En conjuguant au présent des envies de vivre qui frétillent...

Des yeux... qui savent s'ouvrir et s'émerveiller...
Des oreilles ... pour entendre et pour écouter le chant du vent...
Une bouche ... pour goûter et apprécier toutes les saveurs du temps...
Un nez... pour s'enivrer et se sentir respirer...

Un cœur... aussi vaste que fort, pour aimer sans chercher à dominer...
Des mains... pour toucher, pour saisir et s'imprégner sans chercher à posséder...
Des bras ... pour étreindre sans chercher à enserrer...
Des jambes ... pour porter nos pas sans chercher à gagner, ruiner ou humilier...

Du bonheur ?... Il n'existe pas de matériau à l'état brut qui puisse le forger
Le bonheur habite dans le cœur des gens qui vivent simplement...
Le bonheur ne loge dans aucune grotte secrète dont on aurait égaré l'emplacement...
Il est là, en chacun de nous... comme une composante programmée...

Avez-vous du soleil ? des arbres ? des enfants qui jouent à contempler ?
Avez-vous des yeux, des oreilles, une bouche, un nez et un coeur prêt à aimer ?
Avez-vous des mains, des bras, des jambes en état d'être utilisés ?
Alors... au monde, que pouvez-vous encore demander ?..

Vous possédez en vous la recette du bonheur... c'est évident...
A vous de décider de retrousser vos manches et d'enfiler votre tablier...
Nous pouvons tous être de merveilleux chefs cuisiniers...
Si nous savons utiliser et doser chacun de nos instants...

Avoir besoin de tout englobe trop de paramètres... le bonheur suffirait amplement à calmer la faim...

http://www.smileys-gratuits.com/smiley-quotidien/quotidien-2.gif ... LW ...       

  

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12 janvier 2008

Poussée de Mots...


Quand tout à coup, je sens les mots pousser leurs sons en moi,
Ils se répètent en boucle plusieurs fois, plusieurs fois… jusqu’à …
Je sais que je ne pourrais pas les retenir sans les écrire,
Parce que leur vitesse croissante m’empêchera de m’en souvenir…
Alors je note, ces mots qui sortent, qui sortent et qui sortent encore,
Jusqu’à ce que le terme naturel s’annonce d’une conclusion sans appel
J’établis une connexion directe entre la pensée et le matériel...
Les mots apparaissent comme par magie… c’est beau de voir leur essor !... 


Je suis dans le rythme et l'assonance, tout en cherchant un sens
Je suis la voix qui se pose en cadence, sur des mots qui se balancent...
Je deviens son qui se déhanche, sous une plume qui s’épanche…
Je deviens souffle qui se penche sur les lignes de ma page blanche…
Assaillie par des mots,  qui se bousculent en files désordonnées
Formant des chaînes qui s’alignent en petits paquets inégaux,
Je récupère en mémoire vive ces phonèmes de l’instantané
Qui viennent se figer à l’encre de mon stylo….  


Les mots ondulent entre les silences, dans une ponctuation qui se veut rythmée
Chaque syllabe martèle son existence, sur une musique qui reste à inventer…
Et la tension monte au fur et à mesure que le rythme s'assoit...

Les mots prennent possession de leur sens et se déploient...
Guidés par la musique qui me secoue les tripes, les mots s’envolent
Et se grisent, en s'accrochant les rimes à des pensées sauvages,
Qui m’ont pris en otage, et m’interdisent tout inutile bavardage…
Noter ces volutes de sons, qui ont pris mon contrôle…


Quand enfin la tension cesse, et que l'exercice prend fin...
Je découvre alors, tracés de ma main, des mots qui bien qu’étant les miens…
M’apparaissent comme une découverte que je fais en les lisant
Je note des sens dont je n’avais pas conscience… mais je me comprends…
Deux réflexions parallèles s’emboîtent, en une danse verbale et silencieuse,
Non dans une lutte pour supplanter l’autre, mais bien en étroite collaboration,
Pour donner naissance, par leur union et leur mutuelle implication,
A une photographie d'un instant de vie, soutenue par une mélodie à la fois sourde et radieuse…
   

Je ne sais pas ce qui est le mieux...
Une bonne poussée de fièvre ou une bonne poussée de mots ?...

... LW...

 

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11 janvier 2008

Mes e-mails à traiter

J’ai ouvert le grand dossier de mes e-mails à traiter…
C’est beau la technologie, et quelle rapidité !…
Les fichiers qui s’entassent, et la mémoire qui flanche…
Les drapeaux qui dépassent, et les mots qui s’épanchent…
Je fais des dossiers, pi je les classe…
Pi je me dis que je vais prendre le temps…
Le temps de bien les traiter…
Mes petits mails qui s’entassent…

C’est pas dur de cliquer, pour envoyer un petit mot…
C’est pas dur de faire « entrée », pour renvoyer un écho…
Ce qui prend le plus de temps, c’est de prendre le temps,
De renvoyer autre chose que du vide dans l’instant présent…
Je veux faire passer dans mes mots,
Plus que des considérations météo bateaux…
Je veux faire passer par les yeux de mon lecteur,
Un peu de ce que j’ai dans le cœur… 

Les réponses à vos mails… que vous ne recevez pas…
Je vous jure pourtant que je les ai écrites… quelque part, dans ma tête…
Pas eu le temps de les faire passer par le clavier, je sais… c’est bête !…
Mais… c’est comme ça !…
Je pense à vous quand même…
Bien que ces pensées ne passent pas par le modem…
Les pensées sont des ondes,
Qui s’étendent sur le monde…

Je vous envoie tous mes vœux,
Et mes meilleures pensées…
Je vous envoie tous mes vœux,
Et « Mail plus long, suivra sous peu… »
Je pense à vous quand même,
Même si ces pensées passent pas, par le modem…
Les pensées sont des ondes…
Qui se répandent sur le monde…

J’aimerais que ma pensée vous dessine un sourire…
Qu’elle vous laisse songeurs et apaisés…
Et que je reçoive l’écho de vos sourires
Par ondes interposées…
Je pense à vous quand même,
Même si ces pensées-là ne passent pas par le modem…
Mes pensées sont comme des sondes,
Qui défendent mon monde…

... LW...      

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08 octobre 2006

Grandir...

Quand j’étais plus jeune, j’écrivais au marqueur noir
Sur les murs de ma chambre, toute ma difficulté d’être.
Mes parents ont changé la papier peint… fermées mes fenêtres…
Ca leur faisait tellement peur tout ce désespoir écrit en noir…
Ca leur faisait tellement peur de pas pouvoir comprendre…
Alors j’ai continué à écrire, mais j’ai caché tous mes maux
Et je n’ai plus recouvert que mes murs intérieurs avec tous ces mots
Que personne n’avait envie d’entendre…

J’ai grandi dans le silence, d’un brouhaha intérieur intense.
Mais rien ne filtrait au dehors… Invisibles les choses qui dérangeaient,
Invisibles les questions sans réponses, invisibles mes errances
C’est difficile de se sentir étranger dans un monde si parfait…
Mais le temps joue gagnant pour les enfants en devenir,
Qui rêvent qu’on leur laisse créer le monde dont ils ont besoin,
Libéré des fantasmes des grands qui n’y comprennent rien.
On en arrive tout de même à grandir tout en se sentant rétrécir…


J’ai protégé mes rêves en les mettant à l’abri de tous les regards,
A l’abri de tous les jugements, enfermés à double tour,
Dans une forteresse blindée, indifférente à tous secours
Impossible à atteindre, impossible à dompter, libre de mes espoirs.
On nous trace dès le début une sorte de chemin, de portrait robot,
Auquel il faudrait ressembler, comme une sorte de point de repère
De ce qu’on attend de nous, une espèce de vision de missionnaire
Qui nous suit et nous colle à la peau…


J’avais peut-être pas les bonnes chaussures pour suivre ce chemin là,
Je m’en étais tracé un tellement différent, à suivre pieds nus,
En s’écorchant souvent les pieds à des aspérités inattendues.
Parfois je m’y suis perdue, mais je me guidais toute seule sur celui-là…
A force de se perdre, on arrive à oublier ce qu’on cherchait
A naviguer en solitaire si loin des ports de plaisance…
On se sent déboussolé, un jour, on jette l’ancre avec au bout notre différence,
Pour la noyer à jamais dans un conformisme moins inquiet…


Mais la mer rejette toujours sur le rivage ce qu’on y jette,
Dans ses éclats d’écume, au plus profond des tempêtes,
Rejaillissent quand même ces réminiscences de quêtes
Et dans un grondement sourd, elle nous les renvoie à la tête.
Et l’on se retrouve à nouveau là, sur le même chemin,

A reprendre ses valises encore une fois, à la rencontre d’un destin,
Qu’on n’imagine toujours pas clairement, mais qui revient
Immanquablement nous bousculer, et nous prendre par la main…

Et on continue... à grandir...

... LW...           


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08 décembre 2001

Jour de Pluie...


L’humidité a tout rongé dans mon cerveau qui prend l’eau
Foutue pluie qui détrempe tout, qui noie les souvenirs usés…
La météo est contre moi, les boîtes en carton foutent le camp…
Il ne reste plus que des papiers en loque, qui tentent un dernier écho
Dans une  mémoire qui se cherche, un dernier espoir desséché…
Manque de bol pour contrer, cette averse qui sous tend…

Jour de pluie qui dégouline, gouttes qui ruissellent…
L’anticyclone s’est égaré, y a plus que du gris qui se détache
Par quel miracle sauverai-je mes dernières images ?
Dis… Il est encore loin l’arc-en-ciel ?

Trop de cumulus qui bousculent mes paysages
Et dire que le printemps est censé faire tout renaître
C’est oublier que ses averses sont légendaires…
Mais quand même, à voir tous ces morceaux de moi qui surnagent
On croirait au déluge dernier, ça donne pas vraiment un air de fête
Ca ressemble pas au bourgeonnement radieux au milieu de ces éclairs …

Jour de pluie qui salit tout, de ces ondées dévastatrices
Le martèlement des gouttes dévaste mes silences inquiets
Devant ce flot qui ne s’arrête plus, je reste aux aguets
Dis… C’est quand l’accalmie régénératrice ?

S’il n’y avait que la météo qui gouvernait nos perturbations
Peut être qu’on s’en sortirait, peut être qu’on apprendrait à nager
Peut être même que tout ça nous permet d’avancer tout doucement
En faisant le tri de nos émotions enfouies qui sont à l’abandon
En chassant les réminiscences qui nous font dériver
Trop loin de la réalité, trop loin de notre présent.

Jour de pluie qui se tarit enfin, laissant place au soleil
Les rayons chauds assèchent les rivières ravageuses
Enfin un peu de paix et de chaleur sur nos douleurs paresseuses
Dis… T’y crois encore, toi, aux lendemains qui émerveillent ?

Quand tout se calme et que se hisse le drapeau vert
Passé le constat de tout ce qu’on a perdu, on se rend compte…
On se rend compte que les souvenirs usés prenaient une place folle
Et que cette pluie haïe nous a bien aidé à remettre de l’ordre dans nos travers
Que sans elle on aurait continué à se miner avec nos mensonges sans honte
Merci l’inondation, ça nous promet un nouveau départ qui décolle…

Jour de pluie qui assainit quand les tiroirs sont trop pleins
Enfin contempler un climat serein, délivré de ses chaînes
Grand ménage involontaire qui nous a lavé nos peines
Dis… ils prévoient quel temps pour demain ?….

 

... LW...           

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14 septembre 2001

Accès de réel...

On l’envisage toujours, même si on n’y croit pas…
On se dit toujours qu’on est plus forts que ça…
Plus forts que tout, invincibles devant l’univers
Cerveau en ébullition, dans un corps plein d’émotions,
On ne peut avoir peur d’aucun automate à faire la guerre,
Parce que l’amour, grandit tout, dans ses illusions…
On se prend pour des héros, qui tourneraient le film à jamais,
On sent ses ailes pousser, pour s’envoler au ciel, pour de vrai…


C’est con ces accès de réel, qui fracassent nos petits bonheurs,
C’est quoi ces déconnexions, qui mettent en panne nos cœurs ?
Pourquoi on se réveille un jour, mal à l’aise dans nos couleurs ?
Qui crient flash back sur des nouvelles rancœurs….
Qui disent adieu, avec des yeux, plein de douleur…
Qui crient pourquoi, et accusent le narrateur….

Mais pourtant le vaste monde, ressemble à une immense cour de récré,
Projetés vers l’infini, on se prend à y jouer et à s’y rêver,
Personne ne peut rien y faire, quand tout, nous rend inatteignables,
Quand d’un sourire, on raye tous les tracas négligeables,
Pour s’immerger total, dans une plongée à souffle coupé,
En apnée de réel, dans un océan plein de bons sentiments,
Où même les requins ont l’air de pas grand chose, face à nos aimants,
Ancre jeté si fort à l’amarrage qu’il faudrait tout dynamiter,
Pour espérer faire bouger, à nouveau, le paquebot d’amour arrêté…


C’est con que le sable se fasse parfois mouvant,
C’est quoi ces algues qui rongent et entravent les courants ?
Pourquoi y a rien à faire contre les éléments ?
Qui soufflent tempête et arrachent nos déguisements,
Qui inondent tout, des larmes du temps…
Qui détruisent tout en passant… ou en lassant…


Le ciel n’a qu’à bien se tenir, à ses étoiles, qui scintillent,
Quand à l’intérieur, nos lumières sont plus vives que ces perles qui brillent,
Pas besoin de milliers d’étoiles, pour se raccrocher à la vie,
Une seule suffit, pour se croire, indispensable, à la féerie…
Mais… même les étoiles… parfois défaillent et meurent,
Dans l’indifférence complète, elles s’éclatent dans une bouffée de vapeur,
Qui va se perdre dans un cosmos rempli de trous noirs…
Nos trous noirs, à nous aussi, sont la dernière geôle de nos folles passions….

 ... LW...  

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24 août 2001

Barque à la dérive...


Barque qui dérive, au gré des courants, poussée par le vent…
Sur un lac imaginaire qui défie toutes les intempéries
Qui défie toutes les menteries qu’on s’invente à l’ennui
Poussée par le souffle d’un lutin farceur qui nous ment…
Bulles salées qui s’émoustillent dans une bouteille de vers
Qu’on décapsule comme par magie quand l’instant se fait rêveur
Au loin on n’entend rien dans cet oasis d’eau et de fraîcheur
Le courant nous entraîne, doucement vers des rivages plus clairs…

Ici tu le sais bien, tout peut arriver, rien n’est tangible
Le bateau, à tout moment peut chavirer,
La quiétude il faut pas s’y fier……
Des fois des brises marines, se lèvent, imprévisibles

Tempête qui s’annonce sur ce torrent de pas grand chose
Qui nous transporte et nous fait prisonniers de ses écumes
Là-bas déjà, elle se détache, annonçant le soir, la brume…..
Et ses revers d’adieu qui nous envoient ses signaux moroses….
Un vol de pélican, heure fatale d’un envol lointain
Qui rentre au port par voie de réalité incontournable
Déjà la navette fait résonner ses pétarades inénarrables
Et le calme se brise au son de ces trouble joies incertains….

Ici je le sais bien, tout peut arriver, rien n’est tangible
Le bateau à tout moment, se rappelle à son port d’attache
Comme autant de vérités qui nous entache
Comme autant de parcelles insaisissables…..

Lune d’argent qui se reflète sur un miroir en bleu et nuit
Pour mieux se sentir oublier que les lutins n’ont rien à faire ici
Qu’ils continuent de pédaler, je ne les vois pas et je m’enfuis
Trop loin pour eux, ils ne peuvent pas me retrouver dans mes envies
Lutin qui crie dans sa tanière, comme un diablotin qui se perd
Il peut toujours courir, moi je n’ai pas peur de ses échos
Dans les brouillards qui se noient au dessus de mon petit îlot
Je resterai ici si je le veux, maître inconditionnée qui guide cette galère…

Ici tout le monde le sait bien, tout peut arriver
C’est pour ça qu’on s’embarque un jour, sur ces radeaux de fortunes
C’est bien pour ça qu’on y fantasme le ciel bleu loin du bitume
Et moi je sais bien, que je peux m’y envoler…..

Bateau à quai qui se referme sur un voyage en aller simple
Qui montre le chemin à tous les autres qu’on fait plus loin…
Qui éclaire sous des reflets d’ici les aventures du quotidien
Qu’on laisse se graver ici comme des duels d’empreintes
Chemin cahoteux pour retrouver comme on l’avait laissé
La voiture de la vie
pour nous ramener à nos contrées terriennes
Reprendre la route comme on l’avait laissée, incertaine
Et ranger dans le coffre les souvenirs d’un goûter salé…

 ... LW...    


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