31 octobre 2009

Derrière le masque...

Derrière le masque... Derrière les mots et derrière le sourire,
Qu'y a-t-il à découvrir de tout ce qu'on ne sait pas dire ?...

La pudeur, ou la peur, nous emprisonnent dans leurs mensonges,
Quand elles privent de nos mots, la voix qui voudrait les libérer...
L'omission et les non-dits planent en maitre, à l'ombre de nos vérités,
Pour ne pas risquer de dévoiler les sentiments qui parfois rongent...

Derrière le masque... Derrière les silences et derrière les regards,
N'y a-t-il pas un autre pays qui s'attendrit des magies du hasard ?...

La maitrise de soi et l'indifférence affichée travestissent la réalité,
Quand on pressent les sensations au bord de nous faire chavirer...
Tenir ferme les rênes de la raison pour ne rien risquer à l'abandon
Pour rester bien campé sur le seuil de sa vie et garder sa direction...

Derrière le masque... Derrière l'assurance et le détachement,
Y a-t-il autre chose qu'un réflexe de protection contre ses élans ?...

Sous nos loups de polichinelle, on cache bien plus que nos traits disgracieux...
On y met bien à l'abri toutes nos faiblesses et toutes nos lâchetés
On s'y retranche pour fuir ou éviter, tout ce qui pourrait nous être douloureux...
Et l'on se croit protégés par ces armures de pacotille contre toute adversité.

Derrière le masque... Derrière la confiance et la foi en demain,
On sait pourtant bien qu'on avance toujours en tenant le doute par la main...

On aimerait parfois déposer les armes et jeter loin nos armures,
Pour s'offrir à la vie, et s'offrir à soi-même, une trêve salutaire
Dans ce bal masqué, où l'on se sabote la vie en compliquant la lecture...
On aimerait parfois casser toutes les images et ouvrir les frontières...

Derrière le masque... Il y a toujours une personne qui se cache...
Et qui parfois, voudrait bien faire sauter toutes ces attaches...

 

 

... LW...

Posté par laurencewitko à 22:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


02 octobre 2009

Je Tu Il...

L'amour a des contours de géométrie variable
Quand les impondérables du sentiment tournent à l'imprévisible,
Et veillent à arrondir les angles au plus acceptable,
Quand les élans passionnés rendent l'amour illisible...
Les triangulaires du cœur bordent les jours et les nuits,
De tous ceux qui se font prendre au piège du hasard,
Qui unit et désunit sans crier gare,
Des cœurs et des corps qui s'appellent au fond de la nuit...

Je, Tu, Il ... qui passent d'un sommet à l'autre
Comme au jeu des chaises musicales,
Quand la musique du cœur s'interrompt au milieu de la côte,
Et donne à la construction un air un peu bancal...
Où est le "je", le "tu" ou le "il" qui s'installe
Au sommet d'une triangulaire d'incompréhension,
Au centre de laquelle se conjuguent toutes les passions...
Sait-on jamais où la vérité est la plus redoutable ?...

Le "Je" voyage sur les côtés de ses drames,
Le "Tu" qui se tait pour ne pas paraître discordant
Face à l'"Il" de volupté où se prennent tous les élans
Pour atteindre l'île qui trouble l'horizon à portée de rame...
Se faisant challenger obligé d'une figure inconnue,
A construire ou à déconstruire sans théorème à appliquer,
Sans formule magique pour continuer à savoir s'aimer,
Contre vents et tourments, aux quatre vents, brûlants et éperdus...

Qu'il soit isocèle, rectangle ou banalement sans définition,
Le triangle est la forme la plus instable de l'amour,
Et chacun à sa façon tente d'y tracer ses propres contours,
Seul moyen de réconcilier la géométrie du sentiment à l'unisson...
Si tous tentent d'y rester d'abord fidèles à ce qu'ils sont,
Beaucoup s'y perdent beaucoup plus que de raison,
En s'abandonnant sans rien vouloir abandonner,
En croyant pouvoir s'aimer de cette façon en pleine vérité...

L'amour n'a que peu de capacité d'imagination et de fraternité,
Quand il s'agit d'inventer des constructions à partager.
..

... LW ...

Posté par laurencewitko à 22:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 juillet 2009

Je vais me resservir

" La vie c'est gratuit, je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes deux oreilles
La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera tout le temps pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes deux oreilles."

Grand Corps Malade


C'est vrai que ça m'a fait un petit passage à vide de devoir quitter cet endroit...
Pas que les mots se soient enfuis, ils sont toujours là... et ça continuera...
Juste que je me dis que
je viens de boucler une boucle qu'aura duré deux ans...
Et que maintenant il faut que je passe à autre chose, c'est pas qu'un déménagement...
Plus que jamais je sais que la vie est un défi permanent qu'on ne se lance qu'à soi
Et que je viens de terminer celui-là...

Elles ont passé tellement vite ces deux années
je m'en suis même pas aperçu...
De concours de circonstances en heureux hasards et d'imprévisibles en imprévus
J'ai parcouru un chemin pas toujours facile mais pas aussi difficile que ça non plus
Et
je vais me resservir c'est sûr, parce que mon appétit n'a pas disparu...
Oui... la vie c'est gratuit, même si bien sûr que pour récolter faut investir
Autant y réfléchir avant de voir la vie du côté pire, et miser plutôt sur le sourire...

Au bord d'un précipice on a toujours le choix, de regarder en bas et d'être pris de vertige
Ou de lever les yeux et d'apprécier la proximité des cieux et l'ivresse d'un paysage de prestige
Parce que pour qu'il y ait risque de chute, faut déjà avoir atteint une certaine hauteur
Comme pour les verres à moitié pleins ou à moitié vides, c'est qu'une question d'humeur...
La vie a toujours une sorte d'effet boomerang,
qu'on le veuille ou non,
C'est nous qui accordons le la de nos diapasons...


Je vais me resservir, et même je vais déguster...

La vie comme un grand banquet qui s'offrirait et qu'il n'y a aucune raison de refuser...
Même si y a des plats qu'on apprécie moins faut se dire qu'on n'y sera pas conviés deux fois
Et que c'est bête de laisser passer l'occasion, y a pas qu'en donnant qu'on reçoit
Il faut aussi savoir prendre...
sans attendre et sans culpabilité
La vie est un buffet où chacun remplit son assiette d'opportunités...

Je suis
issue de la génération qui a grandi avec un "no futur" annoncé...
Et pourtant les années ont continué à se succéder...
Les punks rebelles et déjantés ont laissé la place aux "émo" à crinières noires
Qui se lacèrent l'avenir à coup de visions de désespoir
Et je me dis que la jeunesse n'est peut-être pas comme on nous le dit
Le plus bel âge de la vie...


Mais ce que j'ai appris, c'est que peu importe les humeurs de la vie,
Tant que tu continues à sentir battre ton cœur, rien n'est jamais fini
L'avenir n'est pas un jeu aux règles établies, et on peut toujours rectifier le cap
Même quand on croit parfois que la vie nous échappe...
L'avenir, la vie... tout est gratuit et tu peux te resservir
C'est notre "inconfiance" qui nous coûte cher... pas nos sourires...

" La vie c'est gratuit, je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes deux oreilles
La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera tout le temps pareil..."


...L.W...

 

Posté par laurencewitko à 04:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 mai 2009

Les yeux grand fermés

 

L'amour n'est ni aveugle ni mal voyant,
C'est un acte volontaire de fermer grand les yeux...
Pour entretenir nos rêves et nos désirs fougueux,
Indépendamment de tout réel existant...

Le regard est un nichoir où couvent nos histoires
Avant de prendre envol vers leur espoir...
Les jeux de l'amour n'y doivent rien au hasard,
Quand l'œillade s'érige en maitre du traquenard
Et que nos silences ostentatoires sont bien plus bavards
Que tous les discours qu'on pourrait avoir...

Que la pupille s'agrandisse, et que l'iris s'épice,
De l'effronterie complice qui annonce les prémices,
D'une suite annoncée avec malice en coulisse,
Et l'on imagine déjà cette nouvelle esquisse,
En tête, in extremis, de notre love box office,
Nul besoin de Live Box pour se connecter au délice...

L'amour ne cherche pas la rime du toujours,
Quand il savoure dans le contrejour,
Le velours de l'œil qui s'enamoure,
Promettant de son glamour, un parcours
Dont l'imagination dessine les contours,
Et que le regard accueille et défie sans détour...

Ce n'est qu'ensuite que l'amour feint de ne pas voir
Quand sorti de sa préhistoire, et des secrets de son boudoir,
Il se met à la barre d'un voyage en duo et en balançoire,
Entre réel et illusoire, confronté à son histoire,
Il rue dans ses brancards, met ses bécarres,
Et préfère se voiler le regard...

L'amour n'est ni aveugle ni mal voyant,
C'est un acte volontaire de fermer grand les yeux...
Pour entretenir nos rêves et nos désirs fougueux,
Indépendamment de tout réel existant...

Les yeux grands fermés pour garder le cœur bien ouvert,

Et ne pas se laisser troubler par les courants d'air,
Qui pourraient faire que le sentiment s'altère...
Les yeux grands fermés pour que la raison se modère,
Et que domine l'envie sincère et nécessaire,
D'apprécier de l'amour toute sa lumière et son mystère...

L'amour n'est ni aveugle ni mal voyant,
Mais pour passer les caps délicats,
Il faut porter volontairement parfois,
Des verres teintés par dessus ses montures de sentiment...


...L.W...


 

Posté par laurencewitko à 01:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 avril 2009

Des Gens qui nous ressemblent...


Inutile de jouer à l'adulte référent

Moi ce que je leur apprends aux enfants
C'est que l'adulte est un mythe
Inventé par d'anciens enfants devenus grands
Qui tentent de se rendre puissants
Aux yeux de personnes qu'ils jugent plus "petites"...

Une grande personne n'est pas grande par les années
Une vraie grande personne l'est par son authenticité
Une grande personne n'a pas de leçon à donner
Mais doit être un exemple auquel on a envie de ressembler
Une grande personne ne possède rien de plus qu'un enfant
Si ce n'est d'avoir capitalisé plus de temps...

Inutile de s'illusionner sur notre rôle de conseiller
Chacun trouve seul son chemin pour s'élever
Et tous les conseils et avertissements donnés
Ne servent qu'à nous conforter dans nos propres idées
Chercher à convaincre, à aiguiller et à influencer
N'est pas signe de grande maturité...


Une grande personne n'est pas un modèle sur lequel se calquer
Elle n'est qu'un chevalet sur lequel appuyer
Des toiles vierges en train de s'esquisser

Et les harmonies de couleur sont la touche personnelle
Qui ne se développe qu'à la confrontation du réel
Jamais dans des godets pré remplis ou ayant déjà été utilisés...

Une grande personne n'a pas à se jouer
Ni sur le théâtre de la vie ni dans l'intimité
Une grande personne ne peut donner que ce qu'elle est
Un pèlerin un peu plus avancé sur le chemin de sa propre vérité
Rien ne sert de faire croire qu'on l'a trouvé
Tant qu'on garde notre bâton à la main pour continuer d'avancer...

Les enfants accueillent à bras ouverts
Ceux qui savent reconnaître leurs travers
Et ne pas s'en offusquer ni se justifier
Car leur monde contient beaucoup plus de vérité
Ce sont les grandes personnes qui apprennent à mentir aux enfants
En inventant les mensonges nécessaires pour jouer ce rôle de "grand"...


Grandeur et petitesse de parents sans mémoire,
Qui veulent maitriser et gérer des histoires
Qui ne leur appartiennent de toute façon pas...
Les enfants ne sont ni des "sous personnes" ni des rois
Ils sont juste des gens qui nous ressemblent

Il faut en tenir compte pour vivre bien ensemble...

... LW...

Posté par laurencewitko à 09:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


12 juin 2008

La Vie Enfumée...


"
FUMER TUE "
Avertissement provocateur...


On trouve cette inscription sur les paquets de cigarettes...
Ah bon ?... Fumer tue...
Est-ce que c'est vrai ?... Peut-on en douter ?... Peut-on l'ignorer ?...

Les cyniques diront qu'il faut bien mourir de quelque chose, alors ça ou autre chose...
dans la vie en rose qu'on nous propose, c'est un peu comme s'asséner 
une overdose à petites doses...
Le poison qui tue lentement, en s'insinuant partout, dans tous les organes, dans toutes les artères,
et qui nous avance inexorablement, vers la fin de notre ère...

Les bouffées les unes après les autres, qui défient le cancer, jusqu'au manque d'air...
Cette fumée qui étouffe, que l'on retient d'un souffle... A quoi elle sert ?...

L'acte de fumer serait donc orienté vers un suicide à petits feux, qui nous consume ...
qui nous rend ainsi égal au tabac qui se consume en son papier vers des regrets posthumes...
Des regrets ?...
Non, les fumeurs ne regrettent pas leur vice, même sur le lit de leurs derniers supplices...
Ils continuent jusqu'au bout à défier leurs corps, même à demi morts...
Pitoyable, incroyable, cet engagement jusqu'au bout du non respect de soi...

Le plaisir du fumeur, se réduit au fil des années
, au fil des cigarettes allumées...
Il tend à disparaitre pour se métamorphoser en besoin récurrent de se sentir comme envahi, possédé par cette fumée...
Le plaisir n'est réel que dans le soulagement du manque qu'il apporte,
Un apaisement en quelque sorte...
Une dépendance qu'on se crée, et dont on finit par ne plus tirer aucune jouissance...
Un culte du morbide, entrecoupé de quintes de toux sordides... qui montent en puissance...

Mais
le fumeur n'est pas une victime impuissante, asservi à sa nicotine...
Il choisit en toute lucidité de s'enfermer
dans cette complicité qui le ruine...
Oui, fumer tue... Et cette vérité connue entraine le fumeur
dans une danse masochiste et macabre...
Et il les fume ses cigarettes... comme les clous d'un cercueil, qui cerneront son cadavre...
Sans honte, sans crainte, sans remords... et souvent même sans plaisir ...
Il a sans doute plus peur de vivre que de mourir...

Comme un handicapé qui s'appuierait sur sa cigarette, avec la mort inscrite à son entête,
Qui s'ennivre de sentir le mal parcourir tout son être, à s'en faire tourner la tête...
Le fumeur n'est ni à plaindre, ni à blâmer, il sait se juger par lui-même,
Dans sa faiblesse et ses sursauts de survie, quand il s'ouvre à ses dilemnes...
Pas d'arguments valables, ni raisonnables pour le détourner de son alliance morbide,
Même pas un duel personnel, 
juste un pacte cruel pour fuir son propre vide...

Et cette inscription,
avertissement hypocrite gravé sur les paquets de cigarettes,
Est-ce pour nous permettre de mourir les yeux bien ouverts à cet indéniable fait ?...
Ou pour se dédouaner de nous autoriser la pratique
d'une euthanasie quotidienne ?...

... LW...

 

Posté par laurencewitko à 12:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 mai 2008

Lâchons tout...

   

Redonnons à la spontanéité la place qu'elle n'aurait jamais dû se faire voler...
Trop de règles à respecter, le jeu devient vite compliqué...
On est là, prisonniers de conventions et d'apparences à sauver,
Sous les traits de pantins bancals ruinés par le jeu social,
Nous nous débattons entre le bien, le mal et la morale,
Entre les mensonges admis et les vérités cachées...

   
Laissons sortir nos pensées soudaines même insensées,
Laissons grandir nos rêves en pleine réalité...
Rien ne sert de vouloir les enfermer dans la conformité,
Nous sommes tous différents, c'est notre seule richesse...
Le monde a bien besoin d'un peu de hardiesse,
Pour s'ouvrir à des lendemains moins désenchantés...
   
Les meilleurs moments sont toujours ceux qui s'égarent,
Ceux qui dérapent de la trame prévue de l'histoire...
Les meilleurs moments sont ceux qui restent en mémoire
Par la joie inattendue qu'ils ont provoqué
Par l'absence de compromis raisonnés
Qui les auraient bloqués dans une sagesse illusoire....
   
Exerçons-nous à retrouver dans la confiance instinctive
Ce petit plus qui vaut la peine qu'on vive...
Cette étincelle de simplicité et de sincérité
Qui nous permet d'être ce que l'on est...
Qui nous fait accepter que bien qu'imparfaits,
Nous abritons nos trésors sous notre unicité...
   
La spontanéité mise tout sur l'instant présent,
Et dévoile ses envies sans y réfléchir plus avant...
Expression sans préméditation de ce que l'on ressent,
Elle libère des ruminations assassines
Que font naître les pulsions refoulées clandestines...
La spontanéité, c'est ce qui nous rend vivant...

Ne bridons pas nos émotions par un dressage forcé...
Nous n'avons rien à y gagner...

 ... LW...


Posté par laurencewitko à 22:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 avril 2004

Le Mur...

Aussi loin que le regard puisse se porter
Le paysage se ternit aux fumées noires des cheminées
L’histoire en marche ne peut plus s’arrêter
Et l’on tremble dans nos chaumières de nos erreurs annoncées
L’avenir fait peur, c’est admis…
Notre unité de pensée sur ce point nous rassure
On pense tous à cette fin qui se lasure
De plus en plus à nos portes endolories…

On sait qu’on va droit dans le mur
On sait qu’on n’en sortira pas indemnes
On ferme les yeux et l’on pense quand même
Qu’en cultivant la décadence, on évitera notre futur

On ne sent pas coupables
On se sent roulés, bafoués, irresponsables
Mais peu importe ce qu’on ressent
Il est trop tard pour les bons sentiments…

Quand on regarde jouer nos enfants
Quand on prête attention à nos rêves défigurés,
A la peur de vivre qui fait de nous des paralysés
De l’avenir, qui nous renvoie un glas qui se répand
Nos églises désertées jadis par idéologie
Deviennent terres d’effroi, par crainte d’une vengeance divine
Même si c’est le troupeau, qui en premier est parti,
On se dit que Dieu a l’humeur chagrine…

Nos anges blonds ne nous suffisent plus
On a besoin de voir plus loin
Que nos tendres chérubins
Qu’on imagine déjà en Mad Max des rues
A l’heure où sonnera le Big Bang des opprimés…
On ne sait, si c’est le Ciel ou la Terre
Qui se désintégrera en premier…
Aussi loin que la pensée puisse se taire…

... LW...      

Posté par laurencewitko à 10:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 avril 2004

Le Malbonheur...


Quand on te dit que t’as l’air malheureux
Il y a deux mots
Il y a mal et il y a heureux
C’est pas juste… un mauvais jeu de mots
C’est peut-être qu’on n’a pas bien fait le tour de la question
C’est peut-être qu’on ne voit pas les choses de la bonne façon

Des fois il n’y a même pas de raisons
Personne ne peut comprendre ce malbonheur
Ce n’est même pas du malheur
C’est une étrange sensation
Qui fait que les choses perdent leur saveur
Et que la vie reflète de mauvaises couleurs

Ca fait mal de l’intérieur
Ca nous remplit d’un vide qui nous aspire
Tout entier, à ne plus avoir rien à dire
A rester là, sans rien faire avec le cœur au bord des pleurs
Le malbonheur ça rend morose
Ca défigure n’importe quelle prose…

Comme un ballon sur le point d’éclater
On envisage le point de non retour
On n’imagine même plus de recours
Contre cette invasion de sinistres pensées
On sent cette pression nous envahir
Et jour après jour, on se voit s’affaiblir…

Le malbonheur, c’est de se sentir nulle part à sa place
C’est croire que personne n’est là
Pour entendre toutes ces choses que l’on ne dit pas
C’est avoir le sang qui soudain se glace
Alors même que la sueur nous perle au front
Entre angoisse et déraison…

Le malbonheur s’installe parfois comme ça
Sans qu’on l’ait laissé vraiment entrer
Un jour on se sent complètement pénétré
Et l’on n’arrive plus à le chasser de là
C’est un peu comme un parasite
Qui dévorerait tout de ceux qu’il habite…


Je veux chasser ce malbonheur qui m’a atteint
Je veux pour de bon lui tordre le cou
Je suis maître en mon navire de proue
Et je ne tolère pas de passager clandestin
Si tu me donnes la main, j’aurais moins peur
Aide-moi, s’il te plait, à chasser… mon malbonheur…


 

... LW...   

Posté par laurencewitko à 09:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 août 2001

Le Mal de Vivre...


Le mal de vivre qui s’érige là, comme un drapeau porté par le temps
Qui nous ronge de l’intérieur, et nous abîme toutes les vues sur l’extérieur
On peut essayer de percer ses nuages pour voir enfin le soleil danser,
Et miroiter sur l’onde douce du fleuve tranquille de l’existence…
Mais toujours, il rattrape nos humeurs légères et vagabondes,
De ses relents de mal humeur et de pensées nauséabondes…
Le mal de vivre, premier coupable  impliqué dans nos erreurs,
Ou première victime de nos insondables langueurs ?...

On peut faire comme s’il ne nous appartenait pas, héritier illégitime,
D’une histoire qui n’est pas la nôtre, ou bien conclusion ultime,
De ce qu’on ne peut pas expliquer de nos imprécises envies,
Qui nous laissent sans attache, soudainement jeté au creux de la vie…
Mais est-il si important de connaître ses racines et ses origines,
Ou faut-il simplement chercher les moyens de déjouer ses épines ?...

Qui nous blessent l’âme de ses « à quoi bon ? » dévastateurs
En nous assénant ses maux de cœurs et de corps ravageurs ….


Quand le bleu du ciel ne nous fait plus que l’effet d’un miroir désespérant
De nos hématomes intérieurs
qui changent de couleur
Selon l’intensité de nos propres douleurs….
Quand les nuages cotonneux font l’effet de brouillards chancelants
Qui nous imbibent les neurones à la recherche d’une lumière nouvelle
Qui réveillerait nos anciennes dentelles ….
Quand le murmure du vent se fait brouhaha inquiétant et tonnant
Faisant voler en éclat nos murs du son qui nous protégeaient
Ou bien…  qui nous enfermaient…
Du temps où l’on croyait qu’on avait tout le temps….

Le mal de vivre c’est contagieux, ça s’attrape un jour comme ça sans raison,
Allez savoir pourquoi, certains le traînent comme un mal pathologique
Dont on ne peut plus se défaire tant il est chronique
Chez d’autres, il n’est qu’affection passagère, vite éradiqué par la déraison…
Parfois c’est pire, il est latent, on ne le sent même pas grandir
Un jour il nous rattrape, comme une bombe à retardement,
Comme une machine de guerre prête à nous dévorer, à nous mourir
De l’intérieur, à nous détruire l’existence en nous rongeant les sentiments…

Tels les animaux conduits à l’abattoir, on se débat, on hurle en silence nos douleurs
Mais ces cris là sont trop lourds à entendre, personne ne veut y prêter attention
Par peur de les comprendre, par peur d’y reconnaître ses propres tensions
Quand la nuit vient sur un jour qui n’a pas su donner toute sa couleur…
Les appels lancés ne sont que des bouteilles que personne ne veut décapsuler
Personne ne veut de cette ivresse-là, personne ne veut boire de ce breuvage
Chacun sa vie et chacun ses nectars, que chacun garde aussi ses outrages
Et les yeux bien fermés… loin de la réalité…

 ... LW...          


Posté par laurencewitko à 11:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]