15 mai 2009

Souriez !...

" Les personnes sincères se contentent souvent de sourire."
J & C Messinger


Parfois les mots sont inutiles... voire superflus...
Quand il y a une communion d'esprit, de sensibilité qui nous permet d'être ce que l'on est...
Quand on n'a rien à prouver, rien à cacher, rien qu'à être vrai...
Quand on a dans le coeur juste la joie du moment présent et rien de plus...

Oui... les personnes sincères n'ont pas besoin de discours pour faire passer leur message
Quand elles ont dans les yeux tout l'éclat de leurs émotions ressenties
Et dans leur cœur, une large fenêtre pour recevoir le soleil des autres qui luit...
Notre propre sérénité découle souvent, ne l'oublions pas, de cette notion de partage...

Malgré la noirceur du monde
auquel on veut nous faire croire, moi je sais...
Qu'il existe, un peu partout alentours, des gens qui se ressemblent...
De tous horizons, tous âges et tous milieux, les mots les rassemblent,
Les envoute et les émerveille, et aussi les fait se taire d'admiration et de respect...

Les mots nous lient, nous relient,
ceux qu'on lit, ceux qu'on écrit, et ceux qu'on dit...
Pourtant ceux qui nous retournent de l'intérieur nous laissent souvent sans voix
Juste avec nos émotions, nos sensations, notre admiration et notre émoi...
Emoi et moi... entre nous, c'est le sourire qui dit le mieux quand on se sent ravis...

Les vrais sourires ne se commandent pas, ils s'imposent d'eux-mêmes... ou pas
Ils sont plus proches de la vérité que tous les mots qu'on invente pour remercier,
Pour dire qu'on aime, qu'on apprécie ou qu'on se sent touchés...
Le sourire est une rime simple et facile qui ne ment pas...

...LW...       


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27 avril 2009

En ces temps de crise...

En ces temps de crise, où le pouvoir d'achat cherche ses nouvelles marques,
Les ladies, en crise de gourmandise, aigüe et compulsive, de la super démarque,
Pourraient bien refaire une beauté à leurs porte-monnaies alanguis,
Si elles ajustaient leurs envies compulsives, à d'autres horizons moins défraichis...
Il suffirait de presque rien, peut-être quelques besoins de moins,
Pour rééquilibrer leurs balances des finances, et retrouver un solde serein...

"Faites l'amour, pas les magasins !"... Peut-être que l'économie vous en voudra,
Mais votre conjoint vous déculpabilisera vite de ce sentiment-là,
Doublement rassuré sur sa trésorerie et sur sa virile puissance redécouverte...
Il ne lui faudra guère de temps assurément pour louer cette période de disette...
Et apprécier cette nouvelle forme de shopping, bien au chaud sous la couette,
le découvert n'a pas la même valeur de sueurs et de pertes...

Ne dit-on pas, que c'est dans l'adversité et l'épreuve que se resserrent les liens,
La période est idéale pour en tester la vérité et s'offrir au quotidien,
Comme un goût de Saint Valentin en habit de jour câlin et coquin,
Plutôt que de courir le marathon des magasins sans réelle faim ni fin...
Et découvrir enfin que ce plaisir procuré par une denrée qui s'achète,
N'est qu'un cache-misère de notre réel manque de bien-être...


L'argent permet beaucoup de choses, mais n'apporte rien en soi...
Pour juger du bonheur de notre condition, pas la peine de faire plein d'additions,
La simple équation "désir sur satisfaction ressentie et sensation de plénitude",
Nous donne un indice de bien-être sans équivoque par rapport à notre complétude...
Désirer l'argent pour croire au bonheur est un leurre illusoire et sans espoir,
Sa valeur est éphémère et changeante, et son état toujours transitoire...

Alors que l'amour est un placement de valeur plus sûr, dans le temps et la quiétude,
Aimer l'amour pour l'amour n'est pas péché de chair comme le répandent les prudes,
Faire l'amour est une fonction de l'être humain totalement prévue dans notre biologie,
Et notre corps nous en remercie, quand il s'abandonne à cette douce alchimie...
Nos vies décalées et stressées tendent à faire passer l'amour parfois au second plan,
Mais c'est une grave erreur de jugement que de croire que l'on vit aussi bien sans...

Faire l'amour avec amour, évidemment, et non pas comme des bêtes en rut,
Est un partage humain qui n'a aucun équivalent qui le réfute,
Qui ne coute rien d'autre que l'abandon de soi à l'autel du plaisir,
Qui apaise les tensions, et force la détente, fait brûler des calories et ravive le sourire...
Médicament de l'âme et baume corporel, l'amour a bien des vertus cachées à redécouvrir
En ces temps de crise, ne paniquez pas sur les euros, mais laissez-vous donc (re)séduire...

L'amour est une bonne affaire qui ne s'achète nulle part, mais qui peut s'échanger partout...
Non remboursé si insatisfait, mais on peut toujours tenter le coup...



... LW...

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17 novembre 2007

5 000 ème...

A toi qui ce soir, sera le cinq millième visiteur...
A poser ses yeux curieux sure les mots que je jette là... sans but recherché...
Je veux dire toute ma reconnaissance d'être venu t'y égarer...

Je ne te connais pas...
Et je dévoile sur ces pages qui n'existent pas,
Mes humeurs, mes envies et mes tranches de vie... je les offre à l'anonymat,
Parce que je ne sais pas dire autrement ces mots-là...

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire..."
Je ne l'ai pas choisie par hasard, ni parce que je trouvais la phrase jolie...
Je l'ai choisie comme une orientation à donner à ma vie, à donner à LA vie...
Parce qu'il arrive un temps, où l'enfermement en soi devient un enfer...

Faire sortir les mots, les laisser prendre forme... leur forme naturelle...
C'est
exorciser le démon de l'in-confiance, c'est accepter d'entrouvrir, de fait...
Les portes du monde, accepter de sortir de mon jardin resté si longtemps secret...
C'est aussi me dire que...
la lumière a d'abord besoin de quelques étincelles...

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire..."
C'est aussi ce que j'ai envie de dire à tous ceux qui n'osent pas se révéler...
Qui n'osent pas se donner l'importance qu'ils méritent dans leurs destinées...
Que peut-on faire de plus et de mieux, que ce que Nietzsche propose de faire ?...

Nous n'avons que très peu de temps de temps à passer ici...
Nous n'avons qu'une vie dont on puisse être sûr, et elle se déroule maintenant et ici...
Le reste n'est que faribole et contes pour nous aider le soir, à nous endormir...
L'importance des choses, c'est nous qui devons l'inscrire...

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire..."
Il n'y aura jamais de deuxième "toi", nous sommes tous uniques et irremplaçables...
Nous sommes tous porteurs d'un savoir... et nous ne sommes pas interchangeables...
Nous devons "accoucher" de nous-mêmes... comme le firent jadis nos mères...

N'oublie pas, compagnon visiteur... que ces mots égarés au virtuel, sont toutefois réels...
Que tu as le pouvoir de décider et de changer le cours des évènements...
Si tu y concentres suffisamment d'énergie, de confiance et de temps...
La vie n'est pas un combat permanent, tu peux lui donner des couleurs bien plus belles...

On ne peut jamais donner de conseils... on ne sait jamais tout à fait le fond du vrai...
Néanmoins, s'il fallait donner une direction à quelque égaré perdu dans l'ombre de ses forêts...
Je sais très bien ce que je lui dirais... Je lui dirais...
On ne peut chercher la vérité qu'à l'intérieur de soi, on ne peut devenir que la personne que l'on est...

"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire..."
Et puis n'oublie pas... e secret : c'est de ne jamais renoncer...
La vérité que tu cherches... n'existe pas, tu ne peux pas la trouver...
Si tu n'admets pas d'abord, que tu en esà la fois, l'instigateur et l'émissaire...

Deviens qui tu es... Fais ce que toi seul peux faire !...

 ... LW...       

 

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04 septembre 2006

Lettre de Motivation

J’ai lu avec beaucoup d’attention l’annonce n° 77 777 parue ce jour.
Vivement intéressée par le poste décrit, je vous propose ma collaboration en retour.
Vous ne me connaissez pas, et j’ignore qui vous êtes… mais,
Au travers des mots qui s’alignent ici, imparfaits,
Des mots que je cherche pour accrocher votre regard et votre esprit,
Des mots que vous traduirez pour appuyer et justifier votre avis,
Vous croirez vous faire une opinion suffisante de mes compétences,
Une simple feuille de papier entre nous pour faire la différence…

En quelques phrases, je dois vous exposer mes motivations,
Mes qualités, mes expériences, et tout ce qu’il me paraîtra bon,
De vous faire connaître de moi, afin d’orienter votre choix favorablement
A mon égard, pour prolonger la discussion humainement.
Il est vrai que votre tâche est difficile…
Mais n’en concluez pas que la mienne est facile.

Ce qui fait la différence entre deux postulants,
Au delà du parcours et des qualifications académiques, c’est le postulant…

Je suis handicapée par un parcours non conventionnel,
Qui laisse de grands blancs béants dans un CV qui semble avoir été stoppé,
De grands blancs, d’activités non rémunérées, mais pas … d’une vie arrêtée
On peut aussi choisir, délibérément, des chemins moins formels,
Et cela n’enlève rien à notre valeur intrinsèque.
Bien au contraire, ce temps hors de la vie dite « active »,
A été pour moi une période riche et très positive,
Aux enseignements toutefois très différents de ceux de l’ENA ou de l’ESSEC…

J’ai appris à regarder les choses autrement qu’en terme de rendement,
Quand malgré les tâches qui s’accumulent, il faut savoir parfois,
Prendre le temps de s’arrêter pour écouter ce que d’ordinaire on n’entend pas,
Trop occupés à gérer le stress de la performance qu’on s’inflige quotidiennement.
J’ai appris qu’un planning efficace, est une organisation du temps
A l’intérieur de laquelle on laisse la place, volontairement,
A de petits moments de calme pour apaiser ponctuellement
Les tensions relationnelles, et ainsi collaborer plus sereinement…

J’ai appris que même les tâches les plus ingrates et les plus ennuyeuses,
Deviennent plus légères si on en comprend l’enjeu et l’importance,
Et que ce que l’on appelle le mauvais côté des choses, à l’évidence,
N’est que le résultat d’une vue de l’esprit moins lumineuse.

J’ai appris que ce qui rend certaines personnes plus importantes à nos yeux,
N’est que le résultat d’une équation mathématique basique :
Temps, écoute, compréhension et respect de l’autre font de tout être un être unique,
Et rendent le dénouement de tout conflit plus rapidement harmonieux…

J’ai appris qu’il valait mieux dépoussiérer son esprit et ses idées
Plutôt que de disparaître sous la poussière écrasante du conformisme social,

Car c’est dans l’expérience nouvelle qu’est la source de la créativité,
Et non dans les vieux modèles périmés et galvaudés.
J’ai appris que l’importance des choses varie en fonction des instances,
En fonction des gens, des âges , des expériences et des goûts,
Mais qu’aucune vérité n’est universellement applicable à tout,
Que la divergence d’opinion n’est pas un mal nécessaire, mais une chance

J’ai appris l’importance du temps qui passe
Qu’il faut saisir dans l’instant immédiat, opportunément
Car les choses ne reviennent jamais les mêmes, symétriquement
Et qu’on ne laisse jamais deux fois, exactement la même trace.
J’ai appris que pour être compétitif, il fallait se sentir heureux,
Qu’aucun travail, qu’aucune difficulté ne résistent à l’enthousiasme
Et qu’on trouve toujours en nous toutes les ressources pour faire face
A l’adversité, si l’on prend garde à préserver sa vision d’un univers radieux.

J’ai appris qu’un sourire valait mille fois plus qu’un séminaire de communication,
Surtout quand il était accompagné d’un geste aimable ou d’un mot gentil,
Et qu’il venait du fond du cœur, ni forcé, ni contrit, ni poli…
Juste un élan spontané, qui témoigne à l’autre de toute notre attention.
J’ai appris qu’on ne pouvait pas aimer tout le monde, mais
Que l’on pouvait tolérer aussi que les autres existent,
Qu’ils puissent avoir raison ou tort, être gais ou tristes
Et que, même si le monde n’était pas parfait, on y vivait…

J’ai appris que notre richesse ou notre pauvreté n’étaient qu’intérieures
Et qu’on était responsables de ce que l’on cultivait en dedans,
Que poursuivre nos rêves était un plaisir sain et important,
Car notre aura rayonne différemment selon notre niveau de bonheur.
Le pessimisme englue tout sur son passage, d’un voile morose
Et d’une vision destructrice, il sape  les plus beaux matins
Alors que tout devient si limpide, si simple, si enfantin,
Quand on met sur la vie tout un dégradé de roses…

Bien sûr, je ne peux pas mettre ces choses sur mon CV…
Pourtant elles font la différence…

Les programmes d’étude sont uniformes, basés sur l’égalité des chances
Mais la vie a sa propre école de formation… individualisée.
S ‘il n’y a qu’une solution à n’importe quelle opération
Il ne peut y en avoir résolument une seule à l’existence
On mène tous notre barque à notre façon, en pagayant suivant la mouvance
Personne n’a tort, et inversement… personne n’a raison


Je ne suis peut-être pas la meilleure, peut-être pas la plus qualifiée
Je n’ai peut-être pas le profil type du candidat idéal
Bien sous tous rapports, au parcours brillant, sans égal
Mais peut-être aussi que vous vous trompez… de priorité.
Si cette lettre vous fait réfléchir, juste un petit peu, sur vos critères de jugement
Et que ce nouvel éclairage vous permette de projeter l’autre au-delà de la simple écriture,
Qu’il vous incite à examiner différemment les candidatures,
Alors ni vous ni moi, n’aurons complètement perdus notre temps

Je vous remercie de l’attention que vous m’avez momentanément portée,
Et je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations les plus distinguées.

Cordialement...

... LW....          


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18 avril 2004

Laissez-moi croire...

Laissez-moi croire... que ce que porte l'amour mène plus loin...
Que ce que la haine soutient...
Laissez-moi croire... que ce qui nous rend vivants...
C'est de pouvoir sentir, et ressentir... d'éprouver ses sentiments,
Et que s'aveugler de rancoeur, de colère, de torts et de remords,
Nous déshumanise... et fait de nous des demi-morts...
Laissez-moi croire... et encore croire...
Et brandir cette foi plus haut que tous les drapeaux noirs...

Que signifie être vivant ?... si l'on n'existe pas dans l'instant ...
La vie... elle coule en nous, ici... maintenant...
Que savons-nous de la prochaine minute ?... tant qu'elle reste en suspens...
Que savons-nous de nos demains ?... tant qu'on les attend...
Courir après le temps, c'est vouloir étreindre le vent...
S'arrêter dans le temps, c'est vouloir lutter à contre courant...
Parce que la vie ne cesse jamais sa marche en avant...
Le bon moment... il ne se trouve que dans le moment... présent...

Laissez-moi croire, que l'on peut... à force de vouloir
A force de croire, et de nourrir précieusement cet espoir,
Laissez-moi croire, oui... que l'on peut tout apprécier de l'histoire...
Et que l'on ait envie de s'y laisser conter... jusque très tard...
Laissez-moi croire... qu'il n'est jamais ni trop tôt... ni trop tard...
Que la lumière n'est jamais... ni trop forte ni trop faible... ni illusoire...
Que l'utilité des choses... n'est qu'une question accessoire...
Tant qu'on a la force d'aimer et de croire...

Et c'est quand le soleil décline qu'on a encore plus besoin de cette force-là, hein ?...

 ... LW ...      

  

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03 avril 2004

Les Mots Anonymes...

On les envoie, on les jette
Ce sont des bouteilles lancées à la mer
Juste des mots qui voudraient peut-être
Dépasser l'instantané et l'éphémère...
Comme des lettres anonymes
Qui se perdent dans les couloirs du temps
Portées par les aléas des évènements
Ils chavirent au seuil de l'intime...

Je t'ai écrit tellement de mots
Je t'ai envoyé tellement de moi
Dans toutes ces lettres que tu ne lis pas
Au milieu de ces courriers de trop...
Je me sens toute petite, toute fragile
Je me sens si seule avec mes rimes plein la tête
Un horizon rétréci qui refuse mes requêtes
Qui m'abandonne sur mon îlot d'exil...

Assez de ricocher dans le vide
Des mots qui n'enfantent que leur écho
Je voudrais qu'on les écoute, qu'on les trouve beaux
Et qu'ils sortent d'un silence qui les suicide
Leur musique entêtante me donne la migraine
Quand par leur violence, ils m'obligent à t'écrire
Je sais bien, que pour toi... Ils ne veulent rien dire
Tous ces phonèmes qui s'égrènent et me gangrènent...

Je t'envoie ces dernières nouvelles de mes vers
Il fait beau ce soir sur ma page blanche
Peu de nuages en vue, juste le bleu du ciel qui tranche
Carte postale de mes états d'âme les plus sincères...
C'est vrai après tout, on ne se connait pas
Je me veux correspondante attitrée
Couvrant en exclusivité, toutes mes actualités
Mes actualités t'indiffèrent... et je ne t'en veux même pas...

J'ai relevé ton nom, ton prénom
Dans un grand livre jaune et blanc
C'est formidable, des noms y en a plein dedans
On peut sans problème,
choisir son Pygmalion
Je t'ai choisi sans rien préméditer, au hasard,
Je trouvais que tes initiales flattaient ma numérologie
Je trouvais qu'on était bien assortis
Il me fallait trouver un prince à mon histoire...

Juste des Mots Anonymes que je t'offre si tard...
Des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs
Des mots pour moi et toi, à lire entre les lignes
Des mots sans avenir... et sans origine
Qui disent : 'Aime-moi !"
Qui disent : "J'ai besoin de toi !"

Des Mots Anonymes d'auteur inconnu
Qui ne s'écrivent que
pour ceux qui les auront... lu...


... LW...     


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18 août 2001

Les lettres que l'on n'envoie jamais...

Elles commencent par quelques banalités
Des considérations météo, des questions de santé
Il faut bien commencer par quelque chose
Avant de pouvoir dire les choses…

Elles se veulent simples, courtoises et sincères
Elles sont parfois douloureuses, comme un ulcère
Ces lettres que l’on n’envoie jamais….

On passe un temps fou à tourner et retourner les mots
Ou bien on les écrit à l’emporte-pièce pour soulager
L’un une colère sourde, l’autre des sentiments blessés
Peu importe ce qu’on y écrit, après tout de ses maux
Il faut qu’ils sortent de leur silence
Il faut qu’ils dépassent leur ignorance
Dans ces lettres… qu’on n’envoie… jamais…

On s’y fait tout petits, tout simples, tout fragiles,
On y étale nos vrais mensonges ou nos vérités stériles
C’est mieux qu’un bon somnifère pour apaiser l’esprit
C’est mieux que de rester dans un désordre de non dits
Ces conversations imaginaires où l’on est persuadés
Que l’autre ne peut … que nous écouter
Dans ces lettres… que l’on n’envoie jamais…

On imagine l’autre qui nous entend et nous comprend
On se sent enfin quelqu’un sous ces yeux devinés
On apaise notre mal être dans une encre bleutée
Qui raconte toute notre difficulté de se dire plus avant

Il y a dans ce tête à tête un lien presque magique
Il y a dans ces rendez-vous manqués, parfois un acte héroïque
Dans ces lettres… que l’on n’envoie jamais…

Quand un jour par hasard, on les retrouve, même pas cachetées
On les relit avec attention, ou bien on les évite tacitement
Parfois on en a oublié totalement le contenu et le sujet
D’autres fois, on les sent encore bien présentes intérieurement
Elles ont, ou ont eu, leur raison d’être et d’être écrites
Elles laissent une trace qui perdure, et gardent leur mérite
Ces lettres que l’on n’envoie jamais…

J’ai retrouvé, celle que tu as attendu
J’ai pas voulu la relire, j’ai pas voulu savoir
Elle était trop vieille, le papier avait jauni dans son désespoir
Et puis… elle ne m’était pas adressée, j’ai pas voulu…
Violer tes secrets d’antan
où peut-être…
J’avais un rôle à jouer… par cette lettre…
Que je ne t’ai jamais… envoyé…

  ... LW...



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08 août 2001

Des Mots pour ne rien dire...



Des mots pour ne rien dire…
Oui, juste des mots pour ne rien dire…
Pour être là, tout près, sans rien attendre d’un silence,
Sans rien offrir de plus, qu’une simple présence.
Ces mots de l’ombre qui ravivent l’absence,
Ces mots qui clament l’impuissance…

Ces mots-là sont parfois, les plus importants.
Ces mots-là, c’est souvent ceux que l’on attend…
Les mots qui traduisent par leur non sens,
La complicité souveraine d’une confiance.
Ces mots qui n’ont rien à dire, certes,
Mais qui, sont là, abandonnés à la découverte…

Les mots colère qui constatent leur non-pouvoir,
Les mots sans voix, qui portent en eux l’espoir,
De trouver, enfin, la voie qui atteindra leur auditoire.
Les mots du doute, qui tremblent, qui tremblent d’avoir
Mal compris, qui tremblent d’un sentiment de mal être,
Parce qu’ils n’ont pas su s’estomper, pas su disparaître…

Les mots qui se disent sans raison,
Les mots qui viennent tout seuls, sans façon,
Pour trouver le chemin qui mènerait à l’unisson,
Pour dire dans un dernier souffle, leur abandon.
Ces mots qui ne veulent rien dire,
D’autre, que ce que l’on veut y lire…

Les mots pour ne rien dire ne sont pas anodins,
Ils n’ont pas de but, ils ne jugent rien.
Ils sont là, on les prend, on les fait siens,
Ou on les jette et les oublie, selon chacun…

Mais néanmoins, leur murmure rassure,
Leur essence calme les blessures…

Les mots pour ne rien dire brisent l’incompréhension,
Parce qu’ils se font serviteurs de compassion,
Parce qu’ils se font tout petits mais, qu’ils sont…
Ils sont, tout simplement, et ne voilent pas leur intention.
Dans leur infinité d’interprétations, ils demeurent,
Simples messagers d’un désir d’allumer une lueur…

Les mots pour ne rien dire, on n’en attend rien,
On les déguste juste comme ça, pour se faire du bien...

 ... LW...       


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03 août 2001

Les Mots du Soir


Y a les mots du soir,
Les mots du bleu qui renversent l’âme,
Ceux qui font chavirer doucement la raison,
Pour laisser s’insinuer doucement la passion,
Le feu qui brûle à l’intérieur,
Nous laissant comme un goût de cendres dans le cœur.

Y a les mots du jour, couleur de la vie,
Qui nous définissent aux yeux des autres aussi,
Aux yeux du quotidien blafard,
Mais ces mots là sonnent parfois faux quand vient le soir…
Quand vient le moment ou le miroir de la nuit
Nous renvoie à nos peurs et nos espoirs anéantis.

On croit à tort être vrais dans l’absolu,
Mais on reste toujours duels dans l’être,

Le dedans et le dehors, l’intérieur et l’extérieur, le réel et l’inconnu,
L’être et le paraître…
C’est pourtant pas par mensonge qu’on met des rideaux,
Et des double rideaux derrière nos volets clos
Pour voiler la lumière du jour, quand celle ci se fait lueur,
C’est même pas de la pudeur
C’est juste de la peur…
Une petite peur et nous
Un immense effroi parfois, qui nous fait douter….de nous, de tout…

Le doute… Peut être là les racines du mal ?
Qui peut jurer de croire à des certitudes inébranlées ?
Qui peut prétendre ne s’être jamais trompé ? Ne jamais se tromper ?
Pfffffffff……. Délire fatal !
Pas de rimes en dérive, pas de mots qui s’oublient.
Je ne crois pas un instant aux certitudes indéracinables
Je ne crois pas un instant aux vérités universelles
Chacun sa voie et son chemin pour y parvenir
Chacun sa vérité, même si elle fait écran de temps à autre aux désirs
Impossible de théoriser les chemins de la vie,
Ils sont pas répertoriés dans le guide Michelin…les chemins de vie…

… Et, si l’on se croise au carrefour,
Retenus par un feu rouge intemporel
Qui ne s’arrête plus de nous faire stationner,
Il ne peut être éternel...
Tout change, tout bouge, tout passe…

http://www.smiley-emoticones.com/smiley/dormir/dormir%20(15).gif ... L.W...


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