06 février 2010

Embarquement Immédiat...

Mesdames, Messieurs... Attention !... Attention !....
Dernier appel avant l'embarquement...
Veuillez vérifier que vous êtes bien munis de votre titre, et confortablement installés...
Nous vous prions d'écouter attentivement les dernières remarques et conseils qui suivent...

Nous ne sommes pas en mesure de vous informer de la durée exacte du voyage, il ne tient qu'à vous de le moduler selon votre désir, votre degré de contentement et l'envie de le savourer...
Nous ne sommes en aucun cas responsables des effets secondaires pouvant être induits par le voyage et les remous des pensées qui s'ensuivront...
Nous déclinons toute responsabilité quant aux perturbations qui peuvent se produire lors de la traversée...
Nous vous demandons, dans tous les cas, de bien vouloir rester assis, même en cas de fort tumulte ou de passages difficiles...

Un bref descriptif vous a été annoncé, nous ne pouvons pas, en l'état actuel des connaissances, vous en dire plus sur la destination finale...
Vous embarquez pour une aventure inédite, dont les péripéties et les rebondissements échappent à notre contrôle d'accès...
S'il vous arrivait de vous perdre, quelques instants ou plus longtemps, veuillez regagner de suite l'endroit le plus proche dont vous vous souvenez...
En cas de fatigue intense qui surviendrait de façon impromptue, laissez-vous fermer les yeux, rêvez un peu si c'est possible, puis remettez-vous en route...

N'oubliez pas que ce voyage est le vôtre, même s'il est guidé...
Gardez à l'esprit que ce voyage est unique, même si vous le refaites un jour, il n'aura pas la même saveur...
Ce voyage est ouvert à tous de manière équitable, il n'y a aucune condition préalable requise ni aucune aptitude particulière à posséder pour l'entreprendre...
Ce voyage peut changer votre vie, ou tout au moins lui apporter une autre ouverture d'esprit...

Pendant le voyage, nous vous remercions de bien vouloir éteindre vos téléphones...
Si vous le souhaitez, des rafraîchissements et un service de restauration peuvent être mis à votre disposition...
Assurez-vous que les lumières fonctionnent correctement pour le cas où le voyage durerait plus longtemps que prévu...
Enfin, veuillez vous souvenir que les toilettes sont au bout du couloir...

Nous pilotons pour vous l'ensemble du trajet, ne vous souciez donc que de votre propre plaisir...
Nous avons pris un soin particulier à aménager des espaces de détente de façon régulière afin de laisser votre esprit se reposer...
Si toutefois vous constatiez le moindre problème et que votre intérêt commence à fléchir, veuillez le signaler par vos critiques au retour...
Dans tous les cas, sachez que nous faisons de notre mieux pour que votre voyage se déroule dans les meilleures conditions...

Nous vous souhaitons donc, tous les auteurs en général, et moi-même en particulier, un agréable voyage...

http://www.smileys-gratuits.com/smiley-quotidien/quotidien-3.gif ... LW ...    


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23 novembre 2009

Une lettre d'amour

Ma plume soupire quand c'est à toi que je pense,
Les mots peinent à maitriser leur sens,
Et les murmures de mon cœur disparaissent sous les ratures,
De la pudeur et de la censure, que la décence retient à sa mesure...
C'est entre les lignes que tu pourras trouver,
Ce qu'entre tes mains je n'ai pas peur de donner.
Tu sais bien que dans tes bras,
Il y a tous ces mots que je n'écris pas...

Et si au bout de mes phrases, il y a souvent trois petits points...
Qui restent suspendus à ta faim...
C'est parce qu'ils préfèrent caresser ton imagination,
Plutôt que de se formaliser dans de pâles déclarations,
Qui ne seraient jamais qu'une médiocre copie,
De mes sentiments à mes envies...

Mes doigts qui courent sur le papier,
Ne reconnaissent pas le grain qui m'est familier au toucher,
Et ils s'égarent à l'imaginer, frustrés par la froideur de ce support,
Trop éloigné de la tiédeur de ton corps...
Les mots d'amour ne cherchent pas à rassurer son aimé,
Mais bien à déverser l'émoi qu'on sent en soi se distiller...

Aussi n'attends pas de moi que je te câline
De mes envolées coquines,
Par vélin interposé entre nous,
Même si j'ai le cœur sens dessus dessous... 
La passion amoureuse ne s'embarrasse pas
de ce genre de position,

Pour laisser vaquer en toute liberté la plus grande imagination...

Parfois je tente de semer, à mots couverts quelques "je t'aime",
Que tu as peine à voir, mais qui sont là quand même...
Dans ces mots jetés trop loin de toi
Quand tu n'es pas là tout contre moi.
J'aimerais que mes mots te permettent de t'envoler à la manière d'un tapis magique,
Vers mille et une envies de me donner la réplique,
En des lieux plus concrets que ces versets rhétoriques...

Même de loin je te sens habiter au présent mes pensées...
Même de loin je te conjugue au verbe aimer...

 

... LW ...

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13 avril 2009

Dialogue incertain...

Elle disait : J'ai peur de moi, beaucoup plus que de toi...
Il est plus facile d'accorder sa confiance à quelqu'un d'autre qu'à soi-même...
J'ai peur du temps qui écrit la vie autrement que comme on la prévoit...
Et de l'impermanence des choses et des gens qu'on aime...

Il répondait : On n'y peut rien, la vie est à prendre comme elle est...
On ne peut pas écrire sans risques sur le sable de nos océans de vie...
Mais si on ne croit pas soi-même à ses propres projets,
On est encore plus désarmés devant le flot des marées qui nous envahit...

Elle disait : L'incertitude de demain dénature mon goût pour l'instant
En faisant ressortir les "A quoi bon ?" dans toute leur saveur et leur splendeur...
J'ai besoin de poser mes pieds et mon coeur sur un terrain moins mouvant...
Et de me faire croire que les couleurs du futur restent en harmonie avec le bonheur...

Il répondait : Ce n'est pas des couleurs du futur qu'il faut douter...
L'avenir est incertain, puisqu'il n'existe pas, ni au passé ni au présent...
Le futur n'est que dans nos têtes quand on imagine la route qu'on a à tracer...
Rien ne sert de chercher à prédire sauf à faire mentir son besoin d'aimer...

Elle disait : Dans tes bras, je me sens chez moi, je ne veux pas déménager...
Pourtant je redoute l'usure des murs, les vents violents et les appels du large...
Qui pourraient m'éloigner de ces nouvelles racines qui m'ont fixé...
Pour s'aimer, comme pour se quitter... Il n'y a pas d'âge...

Il répondait : La confiance n'est jamais acquise, c'est un chemin à prendre...
Sur lequel on s'engage pour pouvoir défier sans peur tous les lendemains...
S'il fallait attendre d'avoir des certitudes pour agir, on ne ferait jamais rien,
Parce que le propre de la vie et son intérêt c'est bien de nous surprendre...

Elle disait : Mes mots s'effraient quand j'ai envie de te parler d'amour,
On dirait qu'ils se cachent, qu'ils craignent d'être bafoués...
Si d'aventure ils se prenaient à jurer sur l'autel des toujours...
Au lieu de se contenter de nos séjours d'hôtels et de nos silences émerveillés...

Il répondait : Les mots sont un langage partiel, qui ne disent rien de bon
Quand ils sortent de la raison pour tenter d'effrayer la candeur du coeur...
Ne les laisse pas te faire douter de toi et de tes moments d'émotion...
De tous les maux sur terre, ce sont les mots qui sont les plus ravageurs...

Elle disait : Mais mes silences... ne t'effraient-ils pas ?
N'as-tu pas besoin d'interpréter tous ces mots que je ne dis pas ?

Il répondait : Tes silences ne me feront pas peur
Tant que je sentirai tout près de moi ta chaleur...
L'absence fait bien plus mal que le silence...


... LW...


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19 février 2009

Bilboquet Sentimental...


Là d'où nous venons... et là où nous sommes conduits...
Là où nous nous trouvons... et là où l'on se fuit...
Là où nous allons... et plus loin vers l'horizon...

Les circonstances... Les absences...
Les périodes de convalescence... Et celles de seconde chance...
L'éloignement... désiré ou imposé...
Subi ou béni... physique ou émotionnel... réel ou supposé...
L'amour et l'amitié y disent parfois "merci!"...
Sauf quand on les y remercie...

Aimer au-delà du temps... en restant dans le présent...
Comme un rêve d'infini qui dérive de l'utopie...
Cartes en main coupées par des coups de destin...
Qui hachent les demains comme rien...
Qui gâchent et qui font des taches...
Sur nos attaches...

A la merci des circonstances...
Comme un couperet qui tombe sur nos présences...
Qui permet par nos absences...
Des retrouvailles de pleine puissance...
Quand la force des liens terrasse l'éloignement...
Quand le sentiment se renforce de loin...
On ne redoute pas ces moments...

Ce ne sont ni les circonstances, ni les absences...
Qui creusent des distances...

La présence, bien mieux y réussit
Quand l'usure des jours emprisonne nos vies...
Dans des scènes rejouées sans arrêt...
Des morceaux de quotidiens qui tuent le plaisir
Des remake à n'en plus finir...
Des fois... on n'le sent pas... des fois on l'sait...

Bilboquet sentimental...
Valse aux je t'aime qui se font la malle...

Et qui reviennent...
S'enchainer au bout de leurs ficelles humaines...
Se poser là comme un retour obligé...
Et se renvoient en l'air...
Et se refont l'amour ou la guerre...

Au gré des circonstances... et des proximités...

Dans le va et vient de la vie, on va et on vient nous aussi... évidemment...
Notre vie, nos sentiments ne peuvent vivre eux aussi, que dans le mouvement...


... LW...

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07 avril 2008

Géograhie Intimiste


" Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie." 
Anna Gavalda

 

Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie...
Il a gravé une empreinte forte au croisement de nos regards...
Chaque visage, c'est comme un nouveau paysage que l'on apprécie...
Qui s'évapore avec le temps ou qui s'accroche à notre mémoire...
Les traits de ton visage ont ricoché dans mes yeux,
M'éclaboussant le cœur au risque d'y noyer ma raison...
Rafraîchissant par là des sentiments paresseux...
Qui ne me posaient plus de question
...


Dans ma tête, défilent en un diaporama continuel,
Toutes ces images de toi, ces photos saisies en l'instant,
Qui changent ta géographie, comme des polaroïds émotionnels...
Dans mon souvenirqui s'imprègne, de tes reliefs changeants...
Comme un reportage photo qui se serait réalisé à mon insu...
Toutes tes mimiques gravées, et tes détails zoomés...
Un port auquel on s'attachemême quand on ne le voit plus...
Comme ces lieux à fort courant tellurique éprouvé ...


Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie...
J'ai suivi ses courbesdes yeux, caressé ses contours de mes mains,
J'ai goûté le grain de sa peau, et j'y ai doucement appris...
Comme il était bon de voir se refléter dans tes yeux, l'éclat des miens...
Je reçois comme des cartes postales tous ces souvenirs de toi,
Qui accostent sans que je les poste, à ma boîte aux sentimentsdepuis...
Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie...  
Et j'ai le cœur à l'envers quand je suis loin de toi...


Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie...

... LW...      


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10 janvier 2008

Le coeur n'a pas de rides

" Le coeur n'a pas de rides..." (Mme de Sévigné)


Le cœur n'a pas de rides
C'est pas parce qu'on vieillit qu'on a le cœur qui se vide,
Qu'on a moins d'ardeur à aimer,
Qu'on ne sait plus partager...

On idéalise souvent les amours de jeunesse
On allie beaucoup la jeunesse et l'amour
Comme s'il pouvait y avoir un âge pour aimer
Et qu'au-delà de cette limite, notre requête deviendrait invalide pour l'éternité...

Ce n'est pas l'amour de ces époques que l'on se remémore en fait...
C'est la liberté qui y est attachée, car jeunesse le permet :
L'amour n'a qu'à se préoccuper et ne s'y délecter que de lui-même...

Le temps passant...
Le temps nous prenant tout notre temps...
La famille s'agrandissant...
Les charges professionnelles évoluant...
On a tous comme ça des moments,
Où on n'a pas le temps,

De se poser des questions
Sur nos désirs profonds :
Ceux qu'on a  dans le cœur...

Et puis, un jour, sans qu'on sache vraiment pourquoi,
Tout d'un coup,
on se sent le cœur qui se réveille,
Comme s'il sortait d'un long sommeil...
Et l'on s'en aperçoit...
Qu'il n'a pas pris une ride...

Non seulement le cœur ne prend pas de ride au fil des jours...
Mais il semble fonctionner en mode autonome de tout raisonnement logique
En guise de conclusion, un proverbe danois qui sert de réplique :
"Deux êtres qui s'aiment se rencontrent toujours !"...

(...et ils ne font mention d'aucune date limite...)

... LW...     


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16 octobre 2001

Marchand de couleurs...

Marchand de couleurs,
T’as mis du bleu sur mon ciel gris, en soufflant sur mes nuages
T’as changé la couleur du temps, balayant au loin mes orages
Tu m’as fait croire, que ta palette de sentiments,
Rendait plus fort, repeignait tout, comme par enchantement
Marchand de couleurs…

Marchand de couleurs,
Faiseur de rêves, faiseurs d’espoirs qui éclaboussent l’ennui,
Tu rendais le vent esquisse, et le cœur aquarelle
Dompteur du noir qui terrorise, et qui ensorcèle
Maître de l’arc-en-ciel après la pluie, tu irradies
Marchand de couleurs…

Marchand de couleurs,
T’as mis du bleu sur mon ciel gris, en accompagnant mes errances
Une fenêtre qui s’ouvre sur la nuit, dévoilant ses paysages
Comme un tableau en technicolor, qui soudain, se dégage
Un long voyage sorti de l’ombre, transhumance
Marchand de labeur…

Mais aujourd’hui, marchand de couleurs,
L’azur a viré au mauve, et l’astre décroît doucement
S’il n’y a pas de couleur qui résiste à l’usure du jour
Que feras-tu pour maintenir scintillantes ces teintes parjures ,
Qui envahissent soudain le firmament ?
Marchand de couleurs… en pleurs...


On t’avait pas prévenu, personne te l’avait dit
Les couleurs de la vie pâlissent un jour, assaillies par le feu du temps
Et tes pinceaux s’emmêlent, deviennent impuissants

Pour s’engager dans cette lutte sans issue, contre un jour qui s’amoindrit
Pauvre marchand de couleurs, rêveur…


Le mauve tire au sépia, avant de se noyer d’ombres marines,
Quelques traces de tes crayons, s’accrochent encore ça et là
Tu restes là, tu n’y crois pas… Tu rêves d’un nouveau canevas
Où tisser tes couleurs qui s’enfuient déjà … mutines


Marchand de couleurs, de rêve et … d’illusions
Le jour se lèvera encore, il suffit de tenir bon
Tu dessineras encore de nouveaux croquis dans les nuages
Et après tout qu’importe… pour qui, tu dessines ces incertains rivages…

 ... LW...         

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23 août 2001

A Fern...


Comme un traîne-misère,
T’as ta vie qui te court derrière….
Tu crois que, pour toujours, ta vie se décline en gris
Mais entre gris et gris, y a toute une panoplie…
Tu crois pas aux Dieux, tu crois pas aux fantômes
Tu crois pas à l’envie, tu cherches tes harmonies
Mais quand tu ouvres tes mains, y a jamais rien qui sort de tes paumes…
Et si tu fermes les yeux… un vacarme infernal t’envahit…

Pourquoi que t’es pas né ailleurs ?
Pourquoi c’est que t’es ici ?
Et c’est quand qu’on grandit ?
Sèche tes larmes, ça fait désordre sur le bonheur !

Tous tes petits matins sentent le renfermé
Y a pas d’aurores sur tes cauchemars
Et quand tu sors de ton lit, c’est pour trouver le canapé….
Bonjour l’entrain, tu te sens un peu taulard !
Bien sûr c’est pas ta faute, bien sûr tu y es pour rien
Et tous ces parfums d’iode, ça te fout le cœur en l’air
Comme si t’avais les poumons trop pleins
D’un vide intérieur qui te rend désert

Pourquoi que tu crois à rien ?
Pourquoi c’est que t’as mauvaise mine ?
Et c’est quand que ça commence enfin ?
La vraie vie qui chasse la pantomime

Tu dis que t’as que des espoirs déçus
Non mais regarde-toi un peu, tu t’es vu ?
Sais-tu ce que c’est d’avoir des rêves ?
Des rêves si grands, jusqu’à ce qu’on en crève…
As-tu déjà regardé l’heure à la pendule de la vie ?
Toi qui crois en chercher le sens sans répit
Tu te perds en conjectures, qui s’avortent elles-mêmes
T’es rien qu’un pantin à la face blême…

Pourquoi que t’es là ici ?
Pourquoi c’est que tu vis ?
Et c’est quand que tu vas te décider
A te lever de ton immobilité…

Oui, on pourrait te plaindre, si on le voulait
Mais moi je préfère te donner un bon coup de pied au cul…
Je sais pas si ça te fera avancer, mais
Tu sauras par là, que moi je t’ai attendu
A trop chercher, on sait même plus ce qu’on a voulu
On sait même plus si c’est quelque chose qu’on a perdu
Quelque chose qu’on a jamais eu, ou quelque chose qu’existe pas
A trop chercher de sens, on fait comme si on n’existait pas…

Pourquoi que tu nous emmerdes avec tes envies de rien ?
Pourquoi c’est que tu sapes tout avant que ça commence ?
Et c’est quand que tu vas saisir ta chance ?
De ne plus être invisible entre le mur et le papier peint ?

Je sais bien que tu le fais pas exprès
Je sais bien que tu serais mieux autrement
Seulement voilà, les cartes sont déjà données maintenant
Et il faut faire avec sans vouloir être parfait
Je sais bien que c’est pas toujours facile
Que tu te sens maladroit et trop fragile
Je sais bien que tu te sens pas à ta place
Mais on peut pas changer d’espace…

Pourquoi c’est que t’y crois pas aux je t’aime de la vie?
Qui fusent autour de toi, et qui iriseraient ton ciel gris
Et c’est quand que tu vas enfin te renaître à toi même ?
Pour te les administrer comme un antidote à ta haine……

Pourquoi c’est que t’es là, si on peut pas t’aimer ?
Juste comme tu es, ….. Parce que tu es……..

 ...LW...     

 

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20 août 2001

Pseudo Funambule...

Tu te sens comme un équilibriste, qui doit bon vent mal vent
Au dessus de la piste, maîtriser tous ses tourments,
Pour éblouir de son art, les milliers de paires d’yeux pointées,
Qui tremblent de ces tressautements étudiés, pour faire frémir l’assemblée…
Mais ta piste à toi te semble bien petite, au regard de son chapiteau
Ta piste à toi te fait naître l’envie, parfois, de se coucher plus tôt…


Funambule de mes humeurs désastreuses, cet art là est si difficile
Aussi loin que la nuit le permet, tu improvises tes numéros
Cherchant dans nos silences et nos absences, un halo
De lumière pour dévoiler le passage magique et indélébile
Où tu pourrais t’engouffrer à jamais et te reposer enfin
Loin de ces jeux de rôles insolents qui te blessent en vain…

Cavalier par nature, tu ne savais rien de la voltige
Les galops fous de tes chevaux emballés te suffisaient
Tu n’avais pas besoin d’autres cascades pour prendre le frais
Leur vitesse t’enivrait et tu te sentais fort de ce seul prestige
Les caresses du vent t’étaient douces à la nuit,
Et la tiédeur des gouttes de pluie lavaient toutes tes mélancolies…

Mais le climat changeant, qui se détériore au fil du temps
Sans qu’on sache à qui reprocher ces latences mutantes
Doux mistral qui se métamorphose soudain en tempête saisissante
Fait qu’on reste là, à regarder se déchaîner la colère de nos éléments
Prisonniers de nos vents et marées sur des îlots désolés à la dérive
Et les couleurs du temps qui palissent… et que rien de ravive…

Pourtant dans tes doutes les plus profonds, tu n’oublies rien
Et dans cette incompréhension qui décompose les graines plantées,
Sapant par avance tout espoir de voir grandir l’arbre d’éternité,
Dans cette incompréhension, tu n’oublies rien, et tu te souviens
Dans mes incompréhensions, je n’oublie rien et je me souviens
Dans mes souvenirs d’hier ou mon présent d’ici, je ne renie rien…


Je te regarde sur ton fil d’acier, impassible à mes pirouettes trouble fêtes
Et j’admire ta force de résistance à mes piques de marionnette
Tu te crois jouet de mes impossibles états d’âme, pantin qui m’amuse…..
Tu n’es pas mon pantin, tu n’es pas mon jouet, il n’y a pas de ruses…..
Je ne sais même pas quelle formule magique commande ces verrous de silence
Qui me prennent et m’enferment dans ma prison d’errances...

Et perdus au milieu de tous les autres, je sais que tu les entends
Tu les entends t’admirer et t’encourager…… mes applaudissements...

 

... LW...     

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18 août 2001

Auguste et Elle...

Hé, l’ami, te souviens-tu de l’histoire d’Auguste et Elle ?
Cette histoire dont on n’a jamais connu la fin
Qu’est-ce que j’aimais à l’écrire ; qu’est-ce que je la trouvais belle…
Perdus dans nos errances, on les a délaissé, on les a laissé loin
Toi qui me disais qu’il ne fallait jamais, non jamais,
Laissé s’éteindre le soleil qui brûle au fond de nous

Qui nous fait resplendir et nous anime, qui nous fait comme on est
Qui nous faisait aimer comme des insensés, comme des fous…

Auguste et Elle, le clown triste à la guitare
Et la Belle aux yeux trop grands qui errait, vagabonde
Une rencontre au hasard…
Que la vie a brisé, inféconde…

Mais toujours je les entends ces trois notes de guitare désespérées
Qui ont fait jaillir l’étincelle sous ce grand chapiteau
Jamais je pourrais oublier ces accords comme un appel de tout en haut
Qui rendait la vie couleur, et tous les rêves à portée…

Malgré ses grandes godasses, Auguste marchait à merveille
Sur la corde raide tendue entre leurs deux soleils
Et malgré son absence et son inconsistance, Elle comprenait
Elle comprenait si bien, ce qu’ils n’atteindraient jamais…

Auguste et Elle, sous le chapiteau de la vie
C’était comme un pied de nez à tous les coups du sort
C’était plus fort que tout, c’était un imprenable château fort
Dans lequel, comme neige au soleil, ils faisaient fondre l’ennui…

Et puis malgré tout, malgré notre désir de les faire vivre
Les seaux d’eau du destin ont eu raison de leur éclat
Doucement le soleil a cessé de les illuminer, pas à pas
Ils n’ont pas su résister au quotidien, impossible de les suivre
Mais en moi, ils continuent, ils sont encore là et je m’en souviens…
Cette histoire inachevée que l’on voulait se dédier
Comme un souvenir tenace, qu’on veut pour toujours garder
Sur une plage ou ailleurs, un souvenir sans fin qui se déteint...

Auguste et Elle, c’est notre vie qu’a pas tenu ses promesses
On n’était pas assez grands pour se sentir éblouir
Elle a quitté son rôle, la belle enchanteresse
Auguste a raccroché sa guitare, et cessé de faire rire…

Dis-moi pourquoi, explique-moi pourquoi, ils n’y sont pas arrivé….
Entends-tu encore ces mots qui les nourrissaient ?
Rappelle-toi comment Auguste et Elle s’aimaient
Dans un jeu d’équilibre instable, mais plein de vérité
La vie emporte dans ses années, des trésors que le temps, impitoyablement
Recouvre de plein de jours, pour assassiner les cœurs d’enfants

Comme si les enfants ne pouvaient qu’applaudir les clowns gesticulant
Et jamais comprendre, qu’à l’intérieur ils sont vivants….

Auguste et Elle, triste fin pour un clown triste
Triste fin pour une ensorceleuse qui ne croyait en rien
Une rencontre unique à la porte des artistes…
Suicidés sans une chance dans un accident de destin

Et puis, on a voulu les oublier, parce qu’ils étaient trop vivants
Ca nous faisait mal aux tripes d’oublier leur présent
Dans un avenir qui se conjuguait loin d’ eux
Ca faisait mal au bide, d’arrêter de les rêver, malicieux..
On se sentait reniés, comme un serment, dans cette histoire de nous
On se rêvait tellement bien dans des mirages tellement doux
Et quand bien même, tous les vents de la Terre auraient soufflé à l’unisson
Ils n’auraient même pas réussi à les décoiffer un peu… Non…

                      Parce qu’Auguste et Elle, c’était bien plus fort
                       Même si Auguste se croyait rongé par des illusions destructrices
                       Et qu’Elle se sentait pousser des ailes factices
                       Pour s’envoler bien plus haut que toutes les morts…

Mais un jour, je te le promets, moi je l’écrirai et je te l’offrirai
Comme un cadeau de vie, jamais je les oublierai, jamais je pourrais

Ce serait oublier que le soleil  ne se couche que sur une face de la Terre
Ce serait oublier qu’il existe aussi des oiseaux de nuit
Qui se servent du jour pour rêver à l’envie……
Ce serait oublier que l’eau qui éteint le soleil, malgré tout, désaltère
Quand la soif de vivre dans le réel se fait si intense
Que plus rien n’a d’importance….

                        Auguste et Elle, c’était pas une triste ritournelle
                        Auguste et Elle, de toutes nos histoires, ce fut la plus belle
                        N’oublie jamais !….
                        N’oublie jamais ...

 

... LW...            


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