30 avril 2009

Des Gens qui nous ressemblent...


Inutile de jouer à l'adulte référent

Moi ce que je leur apprends aux enfants
C'est que l'adulte est un mythe
Inventé par d'anciens enfants devenus grands
Qui tentent de se rendre puissants
Aux yeux de personnes qu'ils jugent plus "petites"...

Une grande personne n'est pas grande par les années
Une vraie grande personne l'est par son authenticité
Une grande personne n'a pas de leçon à donner
Mais doit être un exemple auquel on a envie de ressembler
Une grande personne ne possède rien de plus qu'un enfant
Si ce n'est d'avoir capitalisé plus de temps...

Inutile de s'illusionner sur notre rôle de conseiller
Chacun trouve seul son chemin pour s'élever
Et tous les conseils et avertissements donnés
Ne servent qu'à nous conforter dans nos propres idées
Chercher à convaincre, à aiguiller et à influencer
N'est pas signe de grande maturité...


Une grande personne n'est pas un modèle sur lequel se calquer
Elle n'est qu'un chevalet sur lequel appuyer
Des toiles vierges en train de s'esquisser

Et les harmonies de couleur sont la touche personnelle
Qui ne se développe qu'à la confrontation du réel
Jamais dans des godets pré remplis ou ayant déjà été utilisés...

Une grande personne n'a pas à se jouer
Ni sur le théâtre de la vie ni dans l'intimité
Une grande personne ne peut donner que ce qu'elle est
Un pèlerin un peu plus avancé sur le chemin de sa propre vérité
Rien ne sert de faire croire qu'on l'a trouvé
Tant qu'on garde notre bâton à la main pour continuer d'avancer...

Les enfants accueillent à bras ouverts
Ceux qui savent reconnaître leurs travers
Et ne pas s'en offusquer ni se justifier
Car leur monde contient beaucoup plus de vérité
Ce sont les grandes personnes qui apprennent à mentir aux enfants
En inventant les mensonges nécessaires pour jouer ce rôle de "grand"...


Grandeur et petitesse de parents sans mémoire,
Qui veulent maitriser et gérer des histoires
Qui ne leur appartiennent de toute façon pas...
Les enfants ne sont ni des "sous personnes" ni des rois
Ils sont juste des gens qui nous ressemblent

Il faut en tenir compte pour vivre bien ensemble...

... LW...

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27 avril 2009

En ces temps de crise...

En ces temps de crise, où le pouvoir d'achat cherche ses nouvelles marques,
Les ladies, en crise de gourmandise, aigüe et compulsive, de la super démarque,
Pourraient bien refaire une beauté à leurs porte-monnaies alanguis,
Si elles ajustaient leurs envies compulsives, à d'autres horizons moins défraichis...
Il suffirait de presque rien, peut-être quelques besoins de moins,
Pour rééquilibrer leurs balances des finances, et retrouver un solde serein...

"Faites l'amour, pas les magasins !"... Peut-être que l'économie vous en voudra,
Mais votre conjoint vous déculpabilisera vite de ce sentiment-là,
Doublement rassuré sur sa trésorerie et sur sa virile puissance redécouverte...
Il ne lui faudra guère de temps assurément pour louer cette période de disette...
Et apprécier cette nouvelle forme de shopping, bien au chaud sous la couette,
le découvert n'a pas la même valeur de sueurs et de pertes...

Ne dit-on pas, que c'est dans l'adversité et l'épreuve que se resserrent les liens,
La période est idéale pour en tester la vérité et s'offrir au quotidien,
Comme un goût de Saint Valentin en habit de jour câlin et coquin,
Plutôt que de courir le marathon des magasins sans réelle faim ni fin...
Et découvrir enfin que ce plaisir procuré par une denrée qui s'achète,
N'est qu'un cache-misère de notre réel manque de bien-être...


L'argent permet beaucoup de choses, mais n'apporte rien en soi...
Pour juger du bonheur de notre condition, pas la peine de faire plein d'additions,
La simple équation "désir sur satisfaction ressentie et sensation de plénitude",
Nous donne un indice de bien-être sans équivoque par rapport à notre complétude...
Désirer l'argent pour croire au bonheur est un leurre illusoire et sans espoir,
Sa valeur est éphémère et changeante, et son état toujours transitoire...

Alors que l'amour est un placement de valeur plus sûr, dans le temps et la quiétude,
Aimer l'amour pour l'amour n'est pas péché de chair comme le répandent les prudes,
Faire l'amour est une fonction de l'être humain totalement prévue dans notre biologie,
Et notre corps nous en remercie, quand il s'abandonne à cette douce alchimie...
Nos vies décalées et stressées tendent à faire passer l'amour parfois au second plan,
Mais c'est une grave erreur de jugement que de croire que l'on vit aussi bien sans...

Faire l'amour avec amour, évidemment, et non pas comme des bêtes en rut,
Est un partage humain qui n'a aucun équivalent qui le réfute,
Qui ne coute rien d'autre que l'abandon de soi à l'autel du plaisir,
Qui apaise les tensions, et force la détente, fait brûler des calories et ravive le sourire...
Médicament de l'âme et baume corporel, l'amour a bien des vertus cachées à redécouvrir
En ces temps de crise, ne paniquez pas sur les euros, mais laissez-vous donc (re)séduire...

L'amour est une bonne affaire qui ne s'achète nulle part, mais qui peut s'échanger partout...
Non remboursé si insatisfait, mais on peut toujours tenter le coup...



... LW...

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15 avril 2009

Les remparts du temps...

J'ai déposé mon avenir aux portes des temps à venir...
Pas d'idées arrêtées, pas de projets délimités...
Juste des envies, des rêves, des souhaits et des désirs,
Pour dégripper les portes charnières coincées...
La confiance et la certitude de mes choix
Sont l'huile qui viendra à bout de tous les cadenas...
Rien ne sert de poser des verrous sur le futur,
Chaque nouveau mur tombé permet de nouvelles écritures...


L'avenir est une créature fantastique, inventée par notre mental,
Qui n'existe que dans le présent... c'est tout son côté paradoxal...
Dès qu'on y rentre, il cesse d'exister...
Tant qu'on l'attend, il n'a pas de réalité...
Le futur est donc une sorte d'espace temps virtuel,
Dans lequel on ne peut vivre qu'au projectionnel...
Est-ce vivre que de se décaler du réel dans un espace temps inventé ?
Est-ce ressentir la force de vie que d'ainsi l'hypothéquer ?


Je refuse de gâcher l'instant, sur des conjectures imparfaites,
Sur des plans idéaux ou des rodéos mentaux insatisfaisants,
Vivre dans son temps, en déléguant ses doutes et ses tourments,
A d'autres vents, à d'autres moments en économisant sa tête...
Savoir que rien, jamais, ne justifie de perdre confiance,
Que la fin ne justifie jamais les moyens,
Mais que tous les moyens sont en nos mains,
Pour regarder la vie comme une navigation de plaisance...

... LW ...  

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13 avril 2009

Dialogue incertain...

Elle disait : J'ai peur de moi, beaucoup plus que de toi...
Il est plus facile d'accorder sa confiance à quelqu'un d'autre qu'à soi-même...
J'ai peur du temps qui écrit la vie autrement que comme on la prévoit...
Et de l'impermanence des choses et des gens qu'on aime...

Il répondait : On n'y peut rien, la vie est à prendre comme elle est...
On ne peut pas écrire sans risques sur le sable de nos océans de vie...
Mais si on ne croit pas soi-même à ses propres projets,
On est encore plus désarmés devant le flot des marées qui nous envahit...

Elle disait : L'incertitude de demain dénature mon goût pour l'instant
En faisant ressortir les "A quoi bon ?" dans toute leur saveur et leur splendeur...
J'ai besoin de poser mes pieds et mon coeur sur un terrain moins mouvant...
Et de me faire croire que les couleurs du futur restent en harmonie avec le bonheur...

Il répondait : Ce n'est pas des couleurs du futur qu'il faut douter...
L'avenir est incertain, puisqu'il n'existe pas, ni au passé ni au présent...
Le futur n'est que dans nos têtes quand on imagine la route qu'on a à tracer...
Rien ne sert de chercher à prédire sauf à faire mentir son besoin d'aimer...

Elle disait : Dans tes bras, je me sens chez moi, je ne veux pas déménager...
Pourtant je redoute l'usure des murs, les vents violents et les appels du large...
Qui pourraient m'éloigner de ces nouvelles racines qui m'ont fixé...
Pour s'aimer, comme pour se quitter... Il n'y a pas d'âge...

Il répondait : La confiance n'est jamais acquise, c'est un chemin à prendre...
Sur lequel on s'engage pour pouvoir défier sans peur tous les lendemains...
S'il fallait attendre d'avoir des certitudes pour agir, on ne ferait jamais rien,
Parce que le propre de la vie et son intérêt c'est bien de nous surprendre...

Elle disait : Mes mots s'effraient quand j'ai envie de te parler d'amour,
On dirait qu'ils se cachent, qu'ils craignent d'être bafoués...
Si d'aventure ils se prenaient à jurer sur l'autel des toujours...
Au lieu de se contenter de nos séjours d'hôtels et de nos silences émerveillés...

Il répondait : Les mots sont un langage partiel, qui ne disent rien de bon
Quand ils sortent de la raison pour tenter d'effrayer la candeur du coeur...
Ne les laisse pas te faire douter de toi et de tes moments d'émotion...
De tous les maux sur terre, ce sont les mots qui sont les plus ravageurs...

Elle disait : Mais mes silences... ne t'effraient-ils pas ?
N'as-tu pas besoin d'interpréter tous ces mots que je ne dis pas ?

Il répondait : Tes silences ne me feront pas peur
Tant que je sentirai tout près de moi ta chaleur...
L'absence fait bien plus mal que le silence...


... LW...


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